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Fibre optique : Numericable monte en puissance



Du hub vers le noeud optique

Hub Optique

Baie de brassage optique dans un hub

L'ensemble des données sont transportées en IP (Internet Protocol) sur le backbone optique national. Ces flux sont acheminés vers des points de concentration appelés "hub".


Après avoir transité "pêle-mêle" sur le backbone, les services (Internet/VoIP/TV) sont recréés localement. En clair, c'est au coeur du hub que les flux IP sont séparés puis modulés en DVB (Digital Video Broadcasting) dans le CMTS (Cable Modem Termination System). Cet équipement fondamental joue un rôle comparable à celui d'un DSLAM sur les réseaux ADSL, en ce sens qu'il pilote les modems des abonnés (synchronisation...), et renseigne le centre de supervision de Numericable.


Le CMTS sépare les données TV/VoIP/Internet et les module en radiofréquence. Elles sont alors acheminées vers un émetteur qui les convertit en signal optique pour être transportées par fibre vers les noeuds optiques au pied des immeubles. Selon la configuration de la boucle locale, des points d'interconnexion intermédiaires existent. Il s'agit des noeuds de raccordement optique (NRO : desservant jusqu'à 20 000 prises), et des centres de distribution (CD : jusqu'à 10 000 prises).


La fibre optique dans la rue

tirage de fibre opique dans la rue

La fibre est tirée dans la rue

Numericable utilise ses propres fourreaux et y installe de la la fibre entre la tête de réseau locale, notamment le noeud de raccordement optique (NRO), et le noeud optique installé dans l'immeuble.


Entre les deux points de réseau à fibrer, les techniciens de Numericable ouvrent progressivement les "chambres" pour accéder aux fourreaux sous les rues et sous les trottoirs. La fibre est alors tirée entre ces deux chambres. L'opération est manuelle et plus ou moins longue.


Selon la configuration des lieux, la météo, et le niveau de sécurité des chambres (certaines sont dites sensibles et nécessitent un technicien France Télécom), un des techniciens nous explique que son équipe peut tirer de 300 à 1200 mètres de fibre en une seule journée.


On parle de fibre au singulier mais ce sont en fait plusieurs dizaines de fibres qui sont tirées simultanément. Il s'agit en vérité d'un tuyau comprenant 4 fils éléctriques (2 rouges et 2 noirs) pour l'alimentation, 2 gaines contenant plusieurs dizaines de fibres fines comme des cheveux, et une tige en plastique pour donner de la rigidité à l'ensemble.


Du noeud optique jusqu'à l'abonné

Noeud Optique

Un noeud optique au pied d'un immeuble

Une fois tirée depuis la rue, la fibre termine sa course dans le sous-sol ou au rez-de-chaussée d'un immeuble. A partir de ce moment, une équipe de deux soudeurs prend le relais. Leur travail consiste à remplacer l'ancienne installation par une nouvelle.


En clair, le dernier amplificateur est retiré au profit d'un noeud optique. Ce boitier convertit le signal lumineux de la fibre en signal électrique. C'est ce dernier qui circulera au final sur le câble coaxial jusque chez l'abonné.


Le câble coaxial passe par la colonne montante de l'immeuble pour irriguer chaque abonné. Un boitier de dérivation permet de raccorder le palier de chaque étage. Le câble achève sa course au niveau de la prise murale de l'abonné qui dispose, dès lors, d'une large bande passante lui permettant de profiter des services Triple Play (Internet, téléphonie VoIP, TVHD) de son offre jusqu'à 100 Mbits.


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