Vous souvenez-vous de la dernière fois que vous avez envoyé une photo par MMS ? Aujourd'hui, pour partager un cliché de vacances, une vidéo ou une photo de famille, le réflexe est plutôt d'ouvrir WhatsApp, Messenger ou iMessage. Le MMS ne nous vient même plus forcément à l'esprit. Et pourtant, il figure toujours parmi les services inclus dans la plupart des forfaits mobiles.
Les Français n'envoient plus que 5 MMS par mois
Le MMS, qui permet notamment d'envoyer des photos ou des vidéos par message, semble avoir perdu une grande partie de son intérêt. D'après l'observatoire des marchés des communications électroniques publié le 8 octobre par l'Arcep, les abonnés mobiles ont envoyé en moyenne seulement cinq MMS par mois et par carte SIM au deuxième trimestre 2026, contre six un an plus tôt.
Cette moyenne ne tient toutefois compte que des messages envoyés. Elle ne renseigne donc pas sur les MMS reçus.
Sur un an, le trafic total de MMS a chuté de 19,5%, pour atteindre 856 millions de messages sur le trimestre. Un volume encore conséquent, mais qui confirme que cette technologie occupe une place de plus en plus réduite dans nos communications.
Pour partager une photo, une vidéo ou participer à une conversation de groupe, on passe désormais largement par WhatsApp, Messenger, Signal ou iMessage. Le RCS, qui permet également d'échanger des contenus multimédias via Internet sur les appareils et réseaux compatibles, participe à cette évolution.
Selon le Baromètre du numérique, 86 % des Français de 12 ans et plus utilisaient des messageries instantanées en 2025, dont 64 % quotidiennement.
Les MMS n'ont pas disparu pour autant. Mais de nombreux utilisateurs peuvent aujourd'hui communiquer avec leurs proches sans en avoir besoin.
Les MMS illimités sont-ils encore un argument pour choisir son forfait ?
Appels, SMS et MMS illimités : la formule reste un classique des forfaits mobiles, comme si ces trois services avaient toujours la même importance.
Pourtant, pour quelqu'un qui envoie déjà toutes ses photos et vidéos via WhatsApp ou une autre messagerie, la promesse des MMS illimités a perdu une grande partie de son intérêt.
Ces derniers ne sont généralement pas facturés séparément : ils font partie des services inclus dans l'abonnement. Mais doivent-ils peser autant que le prix, la quantité de data ou la qualité du réseau dans le choix d'un forfait ?
Pas sûr. Car Les forfaits les moins chers sont parfois aussi les plus basiques. Certains opérateurs préfèrent se concentrer sur les services essentiels, avec les appels et SMS illimités et une généreuse enveloppe de données mobiles.
Dès lors, un question se pose : pour un consommateur qui échange déjà toutes ses photos et vidéos via Internet, faut-il vraiment écarter un forfait à petit prix simplement parce qu'il ne propose pas de MMS ?
Lyca Mobile et Lebara : des forfaits sans MMS qui méritent d'être considérés
Lyca Mobile et Lebara illustrent bien cette situation. Les deux MVNO, spécialistes des forfaits à bas coût, proposent des forfaits sans engagement à des prix compétitifs, mais avec une particularité commune : ils ne prennent pas en charge les MMS.
Chez Lyca Mobile, qui utilise le réseau Bouygues Telecom, il est notamment possible de profiter de 150 Go en 5G pour 7,99€/mois. Lebara, qui s'appuie sur le réseau SFR, propose de son côté 200 Go en 5G à 9,99€/mois.
Ces deux offres misent sur une grande quantité de données mobiles à petit prix, avec les appels et SMS illimités, mais sans MMS.
Sur le papier, c'est bien un service en moins. Dans la pratique, cette absence peut passer totalement inaperçue pour un abonné qui utilise exclusivement des messageries instantanées. Il pourra continuer à envoyer des photos, partager des vidéos ou discuter en groupe via Internet mobile ou le Wi-Fi.
Reste une limite importante : même si vous n'envoyez jamais de MMS, rien ne garantit que vos correspondants feront de même. Un proche peut toujours vous transmettre une photo depuis l'application de messagerie de son téléphone, sans passer par WhatsApp ou Messenger. Si son message utilise le format MMS, vous risquez de ne pas pouvoir le recevoir. Certaines conversations de groupe peuvent également rencontrer ce problème.
Il faudra alors passer par une messagerie instantanée compatible avec les deux correspondants ou trouver un autre moyen de partager les fichiers.
Pour les consommateurs qui ont déjà adopté ces nouveaux usages, cette concession peut toutefois sembler bien mineure au regard des économies possibles.