La norme G.fast pourrait être standardisée en 2014


Ecrit par François Le Gall le mercredi 17 juillet 2013 à 13h53

Actualités Réseaux xDSL / câble / Fibre

Grâce à la nouvelle norme G.fast, les opérateurs pourront déployer le très haut débit plus vite et à moindre coût en tirant la fibre optique jusqu'au point de distribution (FTTdp).


G.fast en cours de standardisation à l'UIT L'Union Internationale des Télécommunications (UIT/ITU), l'organisme des Nations Unies en charge des télécoms, a annoncé hier avoir validé la première étape de la standardisation de la nouvelle norme G.fast (G.9700) qui promet des débits jusqu'à 1 Gbit/s sur des câbles téléphoniques en cuivre.

Ce premier pas est le fruit du groupe de travail 15 de l'UIT et du Broadband Forum qui ont repris l'initiative lancée notamment en 2009 dans le cadre du projet Celtic 4GBB/HFCC, réunissant des opérateurs (Orange, British Telecom), des équipementiers (Ericsson) et des laboratoires de recherche (Université de Lund...).

Concrètement, G.Fast est le standard qui succédera à l'ADSL2+ et au VDSL2 dans les prochaines années. Grâce à l'utilisation de fréquences élevées (200Mhz pour le G.fast contre 30 pour le VDSL2), le G.fast permettra des débits descendants de 150 Mbit/s avec une ligne de cuivre de 250 mètres à 1 Gbit/s en cas de proximité immédiate avec la fibre optique.

Le G.fast a été conçu pour les réseaux d'accès hybride où la fibre optique est tirée au plus près du domicile de l'abonné. Sur les derniers mètres du réseau, en limite de propriété ou au niveau du dernier point de distribution dans la rue, les flux Internet transitent alors sur la paire de cuivre existante.

La réutilisation de ce dernier tronçon permet de fournir un débit important tout en favorisant le déploiement progressif d'un réseau FTTH de bout en bout. La norme G.fast devrait donc être la pierre angulaire de l'architecture FTTdp - fibre optique jusqu'au point de distribution - qui pourrait séduire les opérateurs et les gouvernements confrontés à un contexte économique difficile et à un marché des télécoms tendu.

A ce niveau, la rhétorique du plan national très haut-débit est certes subtiles mais sans équivoque. Le Gouvernement ne parle pas de "fibre pour tous" mais de "très haut-débit pour tous" en se référant à la classification de l'ARCEP qui reprend elle-même le seuil minimal de 30 mbit/s fixé par l'Union Européenne.

Le FTTdp/G.fast serait donc un bon moyen de valider un objectif politique tout en économisant du temps et de l'argent. Ce dernier point semble d'ailleurs intéresser les opérateurs. Rappelons que le déploiement de la partie terminale d'un réseau FTTH n'est pas chose facile : d'une part, il faut réunir le syndic de copropriété et obtenir une convention d'immeuble, et d'autre part, les travaux d'accès aux logements sont coûteux (une intervention mobilise 2 techniciens pendant 3 heures en moyenne).

A Genève, l'opérateur Swisscom testerait actuellement le FTTdp et envisagerait ainsi de réduire le coût du déploiement FTTx par un facteur 5 par rapport à la fibre optique jusqu'à l'abonné. En France, Orange s'intéresserait également au FTTdp. Selon Telegeography, l’opérateur a annoncé en avril dernier qu’il "privilégierait le déploiement de la FttDP chaque fois que la situation s’y prêterait". Au début du mois, Alcatel Lucent et Telekom Austria (A1) ont également annoncé la réussite d'une expérimentation G.fast qui a permis d'atteindre un débit de 1.1 Gbit/s sur 70 mètres et de 800 Mbit/s sur 100 mètres.


Le G.fast et le FTTdp sont-ils vertueux ? Pas forcément. Contrairement à la fibre optique, les débits annoncés ne seront pas symétriques d'une part. Et d'autre part, se posent beaucoup de questions techniques, économiques et réglementaires comme l'a rappelé l'AVICCA le mois dernier. Une chose est certaine : en cas de déploiement effectif, le G.fast/FTTdp risque de fracturer un peu plus le paysage numérique français, avec d'un côté les abonnés FTTH avec des débits symétriques ou quasi symétriques allant jusqu'à 1 Gbit/s, et de l'autre, les abonnés G.fast avec une connexion dégradée selon que la fibre est tirée jusque dans la rue ou jusqu'au pied de leur maison. Sans oublier le risque de facturation qu'impliquerait le remplacement des derniers mètres de cuivre par de la fibre optique. Qu'on se le dise, même si elle tend à disparaître, la paire de cuivre est loin d'avoir dit son dernier mot.


Notre sélection de Box

SFR

Starter

Internet + Téléphone + TV
À partir de9€00
Bouygues

Bbox Fit

Internet + Téléphone
À partir de12€99
SFR

Red Box

Internet + Téléphone
À partir de15€00
Comparez les Box Internet ou utilisez votre adresse postale

Pour être appelé par un conseiller
A quelle période êtes-vous joignable ?

Pour vous opposer à tout démarchage téléphonique, inscrivez-vous gratuitement sur la liste Bloctel
Consultez notre politique de confidentialité des données

Carte de la fibre optique

Carte de la couverture fibre en France

Quelles sont les villes couvertes par la fibre optique d'Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom ?

La couverture fibre par ville

Lettre d'information

Conformément à la loi "informatique et libertés", vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en vous adressant à BeMove - 23 rue du Bignon - 35135 Chantepie.

Consultez notre politique de confidentialité des données