Accueil > Actualités > Free > Pourquoi Free a-t-il besoin des fréquences 3G ?
Publié par François le mardi 23 septembre 2008 à 13h13
Présent dans les secteurs de l'ADSL, de la fibre optique, et plus discrètement dans le WiMax, Free doit pénétrer le marché de la téléphonie. A tout prix.
Certains parlent d'enjeu stratégique. D'autres évoquent une nécessité vitale pour survivre. Quoi qu'il en soit, le registre de vocabulaire utilisé pour décrire la situation de Free face à la 4ème licence 3G montre à quel point le sujet est critique.
Fort de sa popularité auprès des internautes et d'une situation financière enviée, Free a réussi son pari. En lançant sa Freebox, l'opérateur a contribué au développement du haut débit et des offres Triple Play combinant téléphonie fixe, connexion ADSL et télévision sur IP. Mais si le Triple Play est toujours d'actualité, le prochain relai de croissance passera sans aucun doute par le Quadruple Play.
A moyen terme, la convergence fixe/mobile va modifier progressivement les usages des consommateurs en matière de télécommunications. En clair, finie l'époque du "téléphone à Papa" ! Les internautes vont bientôt se tourner vers le (très) haut débit au travail, chez eux mais aussi dans la rue et en situation de mobilité. Quelles seront alors les marges de manoeuvre de Free pour proposer des services innovants qui répondent aux futurs besoins de convergence des abonnés ?
A l'heure actuelle, Free dispose de plusieurs options, et c'est paradoxalement le problème ! Contrairement à ses concurrents Orange, SFR et Bouygues Telecom, Free ne dispose d'aucune licence d'exploitation des fréquences GSM et 3G, et encore moins par conséquent de réseau de téléphonie mobile. A défaut de licence, Free pourrait toujours négocier un statut d'opérateur virtuel (MVNO) comme Numericable l'a fait avec Bouygues mais ce n'est pas non plus la panacée.
En effet, si l'on "oublie" les rivalités qui pourraient peser sur les négociations entre Free et ses collègues, se pose la question de la maîtrise des services et des offres susceptibles d'être relayées par la filiale d'Iliad. En clair, si Free devenait MVNO, il n'aurait pas moyen de créer de véritables synergies entre son offre d'accès à Internet et son offre de téléphonie mobile.
Enfin, la dernière option est liée à l'utilisation de sa licence nationale WiMax. Iliad dispose ainsi - via sa filiale IFW - de la possibilité d'exploiter la technologie WiMax sur tout le territoire de France Métropolitaine. Si l'expérience de téléphonie IP baptisée "Freephonie" (téléphonie WiFi) n'a pas rencontré un franc succès, de nombreux freenautes rêvent d'un réseau WiMax national sur lequel ils pourraient surfer et téléphoner partout, en toute liberté.
Mais, dans l'état actuel des choses, ce rêve ne pourra pas se transformer en réalité avant plusieurs années a priori. D'une part, la mise en place technique n'est pas totalement aboutie, malgré des essais encourageants menés par les équipes de Free sur Paris. Et d'autre part, la règlementation française n'autorise pas encore l'utilisation du WiMax en situation de mobilité.
Avec une licence, Free pourrait non seulement faire du Quadruple Play mais aussi louer son réseau aux MVNO.
Après un premier round en demi-teinte avec l'ARCEP et le Gouvernement, Iliad dispose aujourd'hui d'une nouvelle fenêtre d'opportunité. En effet, l'ARCEP vient de remettre les conclusions de sa consultation publique sur la quatrième licence 3G. Le gendarme des télécoms conclut que l'arrivée d'un nouvel opérateur devrait dynamiser le secteur et "stimuler la concurrence au bénéfice du consommateur". Reste à connaître maintenant les modalités d'attribution des fréquences. Une seule licence pour toutes les fréquences pour 619 millions d'euros ou bien des lots divisés ? Les deux solutions ont leurs avantages et leurs inconvénients pour Free. Une chose est sûre : pour maintenir son statut de second FAI français et de "trublion des télécoms", Free devra mettre le prix. A tout prix.
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Posté par clementinot le mardi 23 septembre 2008 à 17h48
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