Disney+, Netflix, Prime Video : que reste-t-il vraiment de la publicité dans les offres « sans pub » ?
Dans son enquête du 26 septembre, l'association constate que les offres commerciales « s'insinuent partout, y compris dans des abonnements censés ne pas en contenir ». Les coupures au milieu d'un épisode disparaissent bien des formules payantes. Les encarts avant ou après le programme, eux, restent.
- Disney+ : bandes-annonces de films maison, messages de partenariats et vraies publicités, diffusés avant le début ou après la fin des programmes, jamais au milieu.
- Netflix : promotions, messages de la plateforme et publicités, y compris dans les formules sans pub.
- Prime Video : bandes-annonces promotionnelles que l'abonné peut passer mais pas supprimer, l'option sans pub étant vendue en supplément.
- Apple TV et Canal+ : des encarts de même nature, selon Que Choisir, avec des messages issus de partenariats de marque côté Canal+.
La nuance compte pour l'abonnement Disney+, qui a déclenché la polémique en modifiant ses conditions d'utilisation, mais aussi pour les abonnements Netflix, où une formule sans pub ne garantit pas nécessairement un écran vierge de tout message commercial.
Le direct, dernière brèche : des coupures qui reviennent même sur l'offre la plus chère
Que Choisir relève que certains événements culturels ou sportifs, de plus en plus nombreux sur Disney+, peuvent être interrompus par des coupures pub, y compris dans les offres dites « sans pub ». Netflix prévoit la même exception pour ses événements en direct, et l'association évoque aussi la diffusion de chaînes de télévision tierces.
Le principe « pas de pub au milieu » vaut donc pour les films et les séries du catalogue. Il ne s'applique plus nécessairement à un match ou à un concert en direct. Une différence à prendre en compte notamment avec l'abonnement Prime Video, dès lors que le sport ou le direct fait partie des raisons de souscrire.
Pourquoi la publicité s'invite aussi chez ceux qui paient déjà ?
L'association replace ces pratiques dans un contexte précis : des abonnements dont le prix monte régulièrement, alors que la promesse de départ s'effrite. Pour les plateformes, ces encarts permettent de promouvoir leur catalogue ou leurs partenaires sans interrompre le programme lui-même.
Pour l'abonné, ils réduisent malgré tout une partie de ce que la formule supérieure est censée acheter. C'est notre principal reproche : on vous vend une absence que personne ne mesure. L'enquête ne chiffre ni la durée ni la fréquence de ces encarts. Impossible donc de savoir si la gêne est réelle ou seulement symbolique.
Conseil pratique
Avant de payer davantage pour « échapper à la pub », mieux vaut regarder précisément ce que la formule supérieure supprime réellement. Notre comparatif des plateformes de streaming permet aussi de mettre cet écart de prix en regard d'autres avantages, comme la qualité d'image ou le nombre d'écrans.
La promesse « sans pub » ne signifie donc pas forcément « aucun message commercial ». Tant que les plateformes ne chiffrent pas la fréquence et la durée de ces encarts, impossible de savoir exactement ce que le supplément payé permet d'éviter.