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La croissance rapide du haut-débit, et de l'ADSL en particulier, met la notion de dégroupage sur le devant de la scène. Techniquement complexe, le dégroupage signifie pour beaucoup d'internautes "Ne plus payer l'abonnement France Telecom". Cette définition est certes juste mais elle est réductice par rapport à la réalité. Cette page est l'occasion de préciser la notion de dégroupage et de bien comprendre les enjeux et les différences entre les zones non-degroupées et les zones dégroupées (totalement ou partiellement).
De manière générale, on définit le dégroupage comme la séparation de la ligne de l'internaute et de l'abonnement au téléphone, pour permettre aux opérateurs ADSL alternatifs (concurrents de France Télécom) de proposer leurs propres services télécoms. Grâce au dégroupage de la boucle locale en cuivre, les opérateurs alternatifs relient désormais les foyers en utilisant leurs propres infrastructures de collecte, ce qui induit non seulement une baisse des prix de détail, mais surtout une diversification et un enrichissement des services proposés aux clients finals, notamment avec l'apparition du «triple play» (Internet, téléphone et télévision).
Cartes de dégroupage des fournisseurs ADSL alternatfs
Pour bien comprendre le concept de dégroupage, il est nécessaire de connaître plusieurs détails sur la structure du réseau Internet. Voici quelques éléments de réponse sur les différents intermédiaires par lesquels les données numériques transitent pour relier les internautes à la Grande Toile.
Le marché du transport de donnée et voix réprésentant plusieurs milliards d'euros, de nouveaux opérateurs
téléphoniques sont apparus sur le marché et proposent d'utiliser leur réseau pour l'Internet et la voix plutôt que d'utiliser le réseau
France Telecom. En ce qui concerne les données et Internet, le réseau de France Telecom est interconnecté via le point d'échange
national SFINX. Vous pouvez par exemple voir en temps
réel le volume de données
échangée entre Genève et Paris.
Les opérateurs téléphoniques alternatifs ont donc construit des réseaux
parallèles à celui de France Telecom. Leurs réseaux s'étendent depuis le point de peering international jusqu'au répartiteur téléphonique.
Tous les répartiteurs ne sont pas et ne seront pas dégroupés. Les opérateurs téléphoniques alternatifs se concentrent sur les plus gros répartiteurs qui sont les plus rentables. Les principales zones urbaines et les villes moyennes sont presque toutes reliées au réseau de un ou plusieurs FAI alternatifs qui proposent leurs offres ADSL en dégroupage total. N'hésitez pas à utiliser notre test d'éligibilité ADSL pour voir si votre ligne est dégroupée et quelles formules d'abonnement sont accessibles pour votre ligne.
Les opérateurs déploient leurs réseaux ADSL dégroupés jusqu'au répartiteur téléphonique. Les derniers kilomètres jusqu'à chez vous appartiennent toujours à l'opérateur public. Les opérateurs altenatifs ont remarqué que les consommateurs hésitent à changer d'opérateur téléphonique car les clients ne souhaitent pas avoir 2 factures (abonnement France Telecom + consommation sur une autre facture). L' Autorité de Régulation des Télécoms (ARCEP) a donc autorisé le dégroupage total. Les opérateurs alternatifs peuvent louer les derniers kilomètres de lignes à France Telecom et deviennent ainsi l'interlocuteur unique concernant la gestion de votre ligne téléphonique. Depuis début 2004, le dégroupage total fait ces premières apparitions dans le paysage telecom Français et s'est depuis développé très rapidement. En juin 2006, plus de 1,2 million de lignes étaient totalement dégroupées en France.