Disney+ reste évidemment la maison de Mickey, Marvel, Pixar et Star Wars. Mais ouvrir l'application aujourd'hui ne ressemble déjà plus tout à fait à ce que Disney proposait lors de son lancement. En France, la plateforme multiplie désormais les partenariats avec des acteurs extérieurs au groupe.
Le dernier exemple important est français : depuis le 25 septembre, des programmes de M6 ont commencé à rejoindre Disney+. Plusieurs centaines d'épisodes sont concernés par cet accord annoncé début septembre. Mais M6 n'est qu'une pièce d'un puzzle beaucoup plus large.
Plus de 1 500 épisodes d'anime grâce à ADN
Quelques mois auparavant, Disney+ avait déjà conclu un accord stratégique avec Animation Digital Network (ADN). Il prévoit l'arrivée de plus de 1 500 épisodes, avec des séries comme Naruto, Assassination Classroom ou The Eminence in Shadow. Le partenariat doit également apporter chaque année de nouveaux simulcasts proches de leur diffusion japonaise et prévoit même des co-développements.
C'est un changement important. Disney aurait pu tenter de bâtir seul une offre d'animation japonaise. Il choisit ici de s'appuyer sur un spécialiste déjà établi en France pour élargir rapidement son catalogue.
Le même raisonnement apparaît avec M6 : plutôt que de produire lui-même tous les contenus nécessaires pour toucher le public français, Disney+ peut intégrer des programmes provenant de partenaires.
Le sport vient à son tour élargir le périmètre
La diversification ne concerne pas seulement les films et les séries. Disney+ diffuse désormais l'intégralité de l'UEFA Women's Champions League dans le cadre du développement de l'offre ESPN en Europe. La plateforme accueillera également la Formula E à partir de la saison 2026-2027 dans la majorité des marchés internationaux.
Le contraste avec les débuts de Disney+ est frappant. On passe d'une promesse reposant principalement sur les grandes franchises maison à une offre où cohabitent contenus Disney, productions Hulu, programmes français, anime japonais et sport en direct.
Disney+ veut pouvoir servir à davantage de choses
Cette évolution répond à un enjeu simple : donner davantage de raisons d'ouvrir Disney+ régulièrement. Une plateforme exclusivement construite autour de quelques grandes franchises peut attirer énormément d'abonnés lors de la sortie d'une série Marvel ou Star Wars, mais elle doit aussi réussir à conserver leur attention entre deux événements.
Ajouter de l'anime, des contenus français et du sport permet d'élargir les usages. Disney+ ne renonce évidemment pas à ses marques historiques. Elles restent son principal élément de différenciation.
Mais l'application évolue progressivement vers quelque chose de plus large : un service de divertissement généraliste capable d'aller chercher des contenus en dehors du catalogue Disney. Pour les abonnés français, c'est probablement l'une des transformations les plus importantes de la plateforme depuis son lancement.