Accueil > Actualités > Technologies > WiFi - WiMax : des FAI jetent l'éponge
Publié par François le vendredi 28 mars 2008 à 17h14
A Montréal, le Wi-Fi bat de l'aile. En Australie, le Wimax ne séduit plus. Rien ne va plus pour le sans fil ?
Difficile de s'y retrouver dans l'actualité du haut débit sans fil ces derniers jours : certains jugent le Wi-Fi trop limité et lui préfère le WiMax, lui même critiqué pour son manque de fiabilité !
Annoncé pour septembre 2007, le projet de couverture Wi-Fi de Montréal au Canada semble bel et bien compromis. A l'origine de l'aventure, Nomade Telecom abandonne. Pourquoi ? Pour des raisons financières dans un premier temps. Les coûts d'exploitation sont trop élevés compte tenu de la densité d'équipements à installer pour couvrir un kilomètre carré.
Un seul émetteur Wi-Fi en zone urbaine est limité à quelques centaines de mètres, alors qu'une antenne WiMax couvre plusieurs kilomètres. Luc Picard, président de Nomade Télécom, souligne également que les "négociations avec la mairie pour l'utilisation des infrastructures publiques n'ont jamais vraiment décollé".
Pour Nomade Telecom, "2008 sera l'année du WiMax". Une analyse que ne partage pas (ou plus) Buzz Broadband, le premier fournisseur WiMax d'Australie. D'après son PDG, la technologie WiMax serait une catastrophe et un échec irrémédiable.
Lors d'une conférence à Bangkok, Garth Freeman a dénoncé le faible niveau de performance du WiMax. Ses abonnés ont dû faire face à des problèmes de qualité de service. Selon lui, "les problèmes survenaient dès que le signal dépassait une distance de 400 mètres et disparaissait totalement après 2 kilomètres".
Internet sans fil est une idée séduisante et pratique, mais n'est apparement pas encore totalement satisfaisant à l'usage.
Wi-Fi ? WiMax ? Chaque technologie a clairement ses avantages et ses inconvénients. Mais force est de constater que d'un pays à l'autre, d'un fournisseur à l'autre, les expériences ne sont pas toutes identiques. Longtemps présenté comme une solution miracle avec des débits de 70 Mbits à 50 kilomètres, le WiMax n'en reste pas moins une technologie radio dont l'efficacité est dépendante de la topographie des zones à couvrir. De son côté, le Wi-Fi n'est pas toujours idéal non plus. Sauf peut-être quand tout le monde joue le jeu... A quand un réseau communautaire FON à Montréal, ou un réseau RCP (Intel) au pays des Kangourous ?
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Les commentaires
Il y a actuellement 2 commentaire(s).
Re: WiFi - WiMax : des FAI jetent l'éponge
Posté par minuit10 le vendredi 28 mars 2008 à 19h39
Bonsoir,

En tout cas, à 7 km de la borne wimax, dans l'eure, cela fait 4 jours que nous sommes connectés, ça fonctionne bien. 1 mega seulement + téléphone mais c'est mieux que le 56K que nous avions depuis des années. Nous allons donc résilier notre FAI bas débit ainsi que l'abonnement FT.
Posté par prououou le vendredi 28 mars 2008 à 20h42
[quote]...
Selon lui, "les problèmes survenaient dès que le signal dépassait une distance de 400 mètres et disparaissait totalement après 2 kilomètres".
...
Longtemps présenté comme une solution miracle avec des débits de 70 Mbits à 50 kilomètres, ...
...[/quote]
Une part de la déception provient probablement de la confusion qui est entretenue sur le sujet de par la méconnaissance qu'en ont eu les rédacteurs et/ou leurs lecteurs.
Les uns et/ou les autres rêvaient d'un débit confortable sur des distances de plusieurs dizaines de kilomètres.
Or les distances de plusieurs dizaines de km sont atteintes avec des antennes directionnelles, c'est à dire qu'en dehors de leur faisceau principal il sera vain d'espérer établir un contact;
et vouloir aligner tout le monde dans le faisceau utile c'est condamner ceux situés aux extrémités à être masqués par ceux qui se trouvent entre eux.
En d'autres termes, soit l'antenne de la borne "arrosera" tout autour d'elle, et la portée sera réduite, soit elle essayera de "voir loin" et il sera nécessaire d'équiper quasiment toutes les liaisons que l'on veut établir.
Une solution de compromis consiste à placer les antennes en des points surélevés: encore faut-il que les propriétaires des églises et autres édifices acceptent la présence des antennes sur leurs monuments; ou que les opérateurs acceptent de payer le prix fort pour l'emplacement qu'ils occuperont et qu'ils puissent le répercuter sur leur clientèle.
En ce sens le "WiFi de l'avenir" pourrait bien être le satellite, dimensionné pour envoyer un signal puissant et recevoir un signal faible, le "client" disposant de son antenne parabolique associée à un réseau local sans fil.
Attendons d'en savoir plus sur les développements possibles de cette voie.
La solution RCP d'Intel s'appuie sur un protocole WiFi modifié, sur des liaisons longues portées structurant le réseau, et des bornes locales assurant la liaison aux terminaux.
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