Accueil S'informer Technologies réseaux L'icann fait le pari de paris pour sa 32ème édition
Par Ronan le lundi 23 juin 2008 à 17h31
L'ICANN, une association à but non lucratif qui officie depuis 1998, a notamment pour tâches d'allouer les adresses IP et de gérer les systèmes de serveurs racines.
Autant dire que cette association ne chôme pas, dans un monde où une adresse IP est attribuée à des millions de sites Internet, dont le million de .fr français et les 12 millions de .de de nos voisins germanophones.
L'une des trois réunions annuelles de cet organisme prend donc place jusqu'au 26 Juin. Y seront traités des sujets certes très techniques, mais d'une grande importance pour le futur du réseau des réseaux.
Tout d'abord, la question de l'indépendance de l'ICANN vis à vis de l'administration américaine se pose de manière de plus en plus forte : en 2009, le contrat les liant se terminera. L'administration souhaite le renouveler, ayant peur que des pays moins "libres" musèlent le Web, en interdisant par exemple certains noms de domaines appartenant à leur adversaires politiques. Le cas de la Chine est notamment évoqué.
Mais c'est peut-être la Chine, au contraire, qui provoque par son action l'émancipation de l'ICANN : puisque l'ICANN est trop lente, lourde et peut-être trop politisée, la Chine a notamment permis l'utilisation de caractères chinois dans les urls des adresses en .cn.
Cette action n'a peut-être pas plu à certains occidentaux, outrepassant les standards, mais elle est très appréciée sur le territoire de l'Empire du Milieu : écrire dans sa langue maternelle est bien plus agréable que de passer systématiquement par une langue tierce, l'anglais...
Mieux : ceux des chinois qui ne parlent pas anglais peuvent désormais comprendre les mots composant cette adresse internet. Et, pourquoi pas, l'on pourrait se prendre à rêver d'url accentuées pour le français.
Cette dissidence a réveillé la crainte que ne se forment plusieurs réseaux privés d'importance, en marge d'Internet, le réseau mondial le plus souvent utilisé : la seule solution passe par l'ouverture et la tolérance d'autres manières de penser le web, et c'est bien l'orientation prise aujourd'hui par l'ICANN.
Autre sujet de discussion, les nouvelles extensions génériques possibles. Ce ne sont pas les idées qui manquent à l'appel : du .car, .bank, .phone...
Le plus grand défi de l'ICANN ? Le successeur de Vint Cerf, Peter Dengate Thrush, aura fort à faire pour parvenir à évangéliser le monde pour le faire passer en IPv6. Pour l'instant, de rares FAI français ont fait cette démarche, dont Free et Nerim.
Orange a déjà fait des tests, mais ne leur a pas encore donné de suite. L'Europe demande à ce que les sites publics montrent l'exemple mais, au vu des coûts en comparaison de l'utilité immédiate de cette technologie, nombreux sont ceux qui se font tirer l'oreille.
Il faudra pourtant y passer : les téléphones mobiles sont de plus en plus répandus et demandent de plus en plus d'avoir une adresse IP propre, puisqu'ils permettent le surf sur Internet. Dès 2011, si le nombre d'adresses IP nécessaires devait continuer à augmenter comme aujourd'hui, il n'y aurait plus de place en IPv4, ce qui augurerait d'un beau bloquage systémique !
écrit par :
Ariase
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Source : Vnunet
Source : ZDNet
Pour le .ariase, il faudra repasser !
Apparemment, il faut compter au moins 100000$ pour commencer et proposer un business model avant de pouvoir compter sur un nouveau nom de domaine.
Ouf, ça ne va pas devenir n'importe quoi trop vite alors ![]()
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