Accueil Actu/dossiers Territoires Dégroupage : la seconde fracture numérique
Publié par Francois le jeudi 11 janvier 2007 à 15h27
La couverture ADSL de la population française n'est pas encore complète. Loin de là quand on passe en revue les forums dédiés aux "oubliés de l'ADSL". Néanmoins, des améliorations sont en cours de réalisation grâce aux initiatives des collectivités locales et des particuliers qui se mobilisent, ainsi qu'aux opérateurs locaux qui proposent des solutions techniques uniques et flexibles.
Pour aller plus loin dans cette réflexion, on peut aussi parler d'une inégalité (certes moins criante) mais dont on entend de plus en plus parler : la fracture numérique entre les internautes "groupés" (non-dégroupés) et les abonnés dégroupés. La France numérique n'est plus scindée en deux mais bel et bien en trois catégories : le bas-débit, le haut-débit, et les dégroupés.
Si toutes les métropoles régionales sont couvertes par l'ADSL et les réseaux de fibre optique de plusieurs fournisseurs d'accès, de nombreuses villes moyennes ne doivent leur salut numérique qu'au seul réseau de l'opérateur historique France Télécom. Plusieurs départements français font encore les frais de cette situation. L'Ariège (09), l'Aveyron (12), le Cantal (15), la Corse (2A et 2B), la Lozère (48) et la Creuse (23) sont des territoires dans lesquels aucun opérateur alternatif n'a encore installé ses propres équipements ADSL. Les préfectures de ces départements ont pourtant une population supérieure à 10 000 habitants, avec des pointes à 50 000 pour Ajaccio ou à 30 000 pour Aurillac.
De manière générale, on retrouve deux principaux cas de figure. Certains départements sont jugés non rentables car ils n'ont pas de zones urbaines denses, et ne sont pas reliés aux grands réseaux de communication qui sillonnent l'Hexagone. Mais cet état de fait n'est pas une fatalité pour ces collectivités locales victimes des défaillances de l'aménagement du territoire. De nombreux conseils régionaux et généraux prennent des initiatives concrètes pour pallier ces insuffisances. Leurs objectifs ? Stimuler la concurrence entre les opérateurs, promouvoir la diversité de l'offre et dynamiser leur département aux yeux des entreprises et des citoyens.
Les délégations de service public permettent ainsi d'encadrer la généralisation du haut-débit dans un département en accordant à une société un contrat d'exploitation des réseaux sur plusieurs années. A charge au délégataire de revendre l'utilisation de ce réseau à d'autres opérateurs de détail qui souhaitent proposer leurs offres dégroupées par la suite. C'est par exemple le cas des Pyrénées Atlantiques (64), du Loiret (45) ou de la Charente Maritime (17). Dans ces collectivités, on trouve ainsi des "petits" noeuds de raccordement (NRA) de 1000 lignes dégroupés par Neuf Cegetel ou Free.
Avec la fracture numérique qui oppose le bas et le haut-débit, une fracture plus sournoise s'installe progressivement. D'un côté, les non-dégroupés qui ont une facture télécom plus élevée pour moins de services, et de l'autre, des abonnés dégroupés qui bénéficient de l'ADSL, du téléphone illimité et de la TV pour moins de 30 euros par mois. La multiplication des projets locaux pour inciter les opérateurs à étendre leurs réseaux devrait améliorer la situation en théorie. Reste que l'aménagement numérique des territoires est aussi une affaire économique. Pour en finir avec le "mieux vaut être dans une région riche et peuplée", un long chemin reste à faire pour les FAI et pour les élus. En attendant, une troisième fracture pointe déjà le bout de son nez : la fibre optique (FTTH) envahira cette année les métropoles déjà couvertes par le câble et l'ADSL.
Source :
Ariase
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La couverture ADSL en France
Source : Ariase
Dans la mesure où des fournisseurs comme neuf, free et club proposent des offres sans abonnement FT entre 30 et 35 Euros en zone non dégroupée, ça peut combler momentanément cette fracture. La différence n'est pas si grosse que ça...
L'arrivée de l'ADSL nu a effectivement réduit la fracture numérique entre zones dégroupées et zones non dégroupées.
La facture risque d'être indirectement payée par ceux qui payent encore un abonnement à France Télécom, abonnement dont le prix ne cesse d'augmenter.
Voir aussi la page http://www.ariase.com/fr/observatoire/degroupage-questions-reponses.html
qui donne les avantages et inconvénients du dégroupage totale (ou ADSL nu).
Citation :
Pour en finir avec le "mieux vaut être dans une région riche et peuplée", un long chemin reste à faire pour les FAI et pour les élus.
Ca ça ne veut rien dire
Je suis dans le Rhône, un dept riche et peuplé, et pourtant je n'ai pas l'ADSL. Hé oui car un département qui serait couvert à 100% par des zones urbaines (à part en région parisienne) et donc ADSL-isés, ça n'existe pas
Les zones blanches sont encore nombreuses y compris dans des régions "riches". La fracture numérique n'est pas "réservée" à la Creuse, à la Lozère ou à l'Aveyron, loin s'en faut ![]()
pour information la ville de Rodez dans le 12 (Aveyron)
Rodez 26 000 habitants , avec les huit communes voisines, la communauté d'agglomération du Grand Rodez compte plus de 50 000 habitants.
http://www.grandrodez.com/fr/grand_rodez/territoire/chiffres_cles.php
La ville comprend 2 nra
Com12
http://www.ariase.com/fr/logiciel/statistiques/Aveyron/rodez-COM12.html
For12
http://www.ariase.com/fr/logiciel/statistiques/Aveyron/rodez-FOR12.html
soit un total de 24000 lignes
depuis 2004 nous sommes sur la carte de dégroupage de l'arcep mais aussi sur les previsions de Cegetel. Pour information des regelettes de degroupage on ete pose depuis un moment dans com12 sans qu'aucun opérateur ne face rien.A qui la faute???
D'apres mes sources FT qui n'a pas joue le jeu.
sinon une DSP est en route pour couvrir le grand rodez mais pas de dégroupage de ma ville avant 2008.
Pourquoi 2008, alors que le projet de haut debit du grand rodez date de 2002
http://www.journaldunet.com/dossiers/hdregions/hdrodez.shtml
2 raisons les politiques qui sont à la rue chez nous et FT qui à mis des batons dans les roues à l'étude.
Pour les autres villes de mon département rien n'est prevu.