La grande illusion de la France fibrée à 100%


Ecrit par François Le Gall le jeudi 24 juin 2010 à 13h54


Actualités Technologies Réseaux

Le doux rêve de fibrer 100% des français risque de virer au cauchemar si la technologie FTTH monopolise tous les débats et tous les investissements.


Est-il techniquement possible de fournir une connexion FTTH (fibre optique jusqu'au domicile) à tous les français sans exception ? "Oui, on a bien réussi à amener l'électricité et le téléphone dans chaque foyer" répondent les plus optimistes !

Mais si théoriquement on peut évidemment remplacer tous les lignes téléphoniques par de la fibre optique, en pratique, il est irréaliste d'envisager à moyen terme une France de la fibre se rapprochant un tant soit peu de la France de l'ADSL que nous connaissons aujourd'hui.

Ni pessimistes ni alarmistes, ces propos visent à rappeler que la fibre, aussi désirée soit-elle, ne remplacera pas la paire de cuivre chez la majorité des internautes français avant de très longues années. Malgré les récentes "avancées" sur le dossier du déploiement de la fibre optique (définition d'un cadre règlementaire en zone très dense, reprise des investissements chez Orange...), le FTTH est actuellement au point mort comme le montrent les chiffres de l'ARCEP.

Plusieurs raisons expliquent ce paradoxal statu quo alors même qu'on dénombre 860 000 logements éligibles pour seulement 75 000 clients FTTH. On peut notamment pointer notamment le manque de communication des opérateurs. aucune publicité ne vante encore la fibre d'Orange, de Free ou de SFR alors que leurs offres FTTH sont disponibles depuis plusieurs années. Les galères et les mésaventures des premiers abonnés FTTH ont par ailleurs pu freiner les ardeurs de certains internautes comme cela a pu être le cas à Pau (SFR) ou à Valenciennes (Free) semble-t-il.

Le parcours de la fibre jusqu'à l'abonné est semé d'embûches. L'information au près des syndics d'immeubles n'est pas suffisamment efficace, ce qui retarde considérablement la signature des très convoitées conventions. Pire ! Les déploiements horizontaux (depuis les points de présence jusqu'au pied des immeubles) ne sont tout simplement pas légion faute d'investissements suffisants et d'accords pour la réutilisation des réseaux existants.

Pour illustrer cette réalité, prenons la situation d'Orange, actuellement l'opérateur FTTH le plus avancé en France. Orange annonce 38 000 clients fibrés dans une douzaine des plus grandes villes de l'Hexagone (Paris, Toulouse, Nantes, Lille, Lyon, Marseille, Bordeaux...) où dispose d'un parc de 560 000 foyers raccordables (accords signés avec le syndic).

Si les principales métropoles régionales ne sont toujours pas atteintes par la fièvre du FTTH, qu'en sera-t-il de la centaine d'autres zones urbaines de la Zone 1 et a fortiori des zones 2 et 3 bien moins denses et rentables ? Le Président de la République a fixé l'objectif d'une couverture à 100% en Très Haut Débit d'ici 2025. Dans 15 ans, tous les français, qu'ils habitent au pied de la Tour Eiffel ou au coeur du Larzac, devront donc être éligibles à une offre 50 ou 100Mbits.

Il reste difficile de se projeter dans 15 ans (une éternité dans les télécoms !) alors même qu'une simple connexion haut-débit (100 fois moins rapide que la fibre) n'est toujours pas disponible pour 500 000 foyers français (hors satellite). On peut donc affirmer sans risques que le FTTH restera encore un rêve inaccessible pour les 40% de la population française vivant hors des villes.

Jusqu'en 2015-2020, la fibre optique ne concernera essentiellement que les villes. A titre d'exemple, Orange annonce une couverture FTTH à 40% de Rennes (la plus grosse ville de Bretagne) pour fin 2010, à 80% pour fin 2015 et à 100% en 2020. Inutile de croire que le FTTH débarquera de sitôt en pleine campagne avant un bon moment donc !

Le FTTH seul est une utopie mais cela ne signifie pas pour autant que le Très Haut Débit pour tous est un objectif inatteignable. Selon l'INSEE, 95% des communes françaises ont moins de 5000 habitants, et 60% comptent moins de 500 habitants. Comment faire pour ne pas les exclure du Très Haut Débit ?

Le véritable enjeu est donc de casser le "monopole" du FTTH et de commencer à réfléchir sérieusement aux alternatives. Peu médiatisées, peu connues et donc peu mises en avant, quatre solutions existent pourtant.

Le FTTLa
A l'image de ce qui se passe en Corée du Sud ou au Japon, la modernisation des réseaux câblés en réseaux fibrés avec une terminaison coaxiale permet à Numericable de proposer déjà des offres jusqu'à 100 Mbits à 4 millions de foyers. Grâce à ses propres investissements et aux accords qu'ils passent avec certaines collectivités, Numericable continue de rénover son réseau qui couvre au total 9.4 millions de prises en France.

L'intérêt de la fibre jusqu'au dernier amplificateur (FTTLa) est de profiter de la présence des câbles coaxiaux dans les immeubles. Le cablo-opérateur peut ainsi dérouler rapidement et à moindre frais la fibre jusqu'au pied des immeubles et fournir immédiatement des services à Très Haut Débit. 40% des villes de 10 000 à 30 000 habitants sont câblées, cette solution permet donc aux municipalités d'envisager des économies de temps et d'argent.

Le FTTC
Abréviation anglophone signifiant fibre jusqu'au sous-répartiteur, le FTTC (fiber to the curb) repose sur le même principe que le NRA-ZO en France. Grâce à une fibre optique tirée jusqu'au armoires de rue où sont brassées les lignes téléphoniques, les abonnés bénéficient d'une hausse de débit conséquente et de services tels que la TVHD ou le multi-room. La montée en débit, retoquée par l'Autorité de la Concurrence, n'est certes pas exempte d'inconvénients mais elle a le mérite de représenter une solution intermédiaire à court terme.

Le satellite
Lors de la publication du volet numérique du Grand Emprunt, le Gouvernement a annoncé une enveloppe de 300 millions d'euros pour cofinancer le projet MegaSat. Il s'agit d'un satellite qui permettrait une connexion de 50Mbits pour 750 000 foyers français. Soutenu par Eutelsat notamment, ce projet présente l'avantage d'augmenter considérablement la bande passante sans contrainte de déploiement ni d'éligibilité, y compris dans des zones rurales isolées. Mais qu'en sera-t-il pour le débit montant, les quotas, le temps de réponse, et la disponibilité selon la météo ?

La 4G
Dans les prochaines années, le Très Haut Débit mobile est amené à bouleverser le paysage Internet français. En plus de consolider les réseaux de téléphonie mobile existants - et éviter la saturation causée par l'explosion des smartphones - la 4G permettra une vitesse de 100Mbits en réception et de 50Mbits en émission.

Ces dernières semaines, Orange a par exemple atteint un débit de 55 Mbit/s sur son réseau LTE (Long Term Evolution) expérimental dans le sud de Paris. N'oublions pas non plus le WiMax qui, bien que décrié ici et là, pourrait lui aussi jouer un rôle important. L'intérêt de la 4G repose dans la capillarité du réseau "sans fil" des opérateurs. D'une bonne portée et capables d'évoluer relativement simplement, les antennes d'Orange, SFR, Bouygues (et d'ici là Free) pourraient fournir du très haut-débit aux sédentaires et aux nomades sans avoir à tirer une fibre par foyer.


La desserte FTTH de tous les français correspond à un investissement de 30 milliards et la pose de plus d'un million de kilomètres de fibre. Selon une étude conjointe du cabinet Tactis et du Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement de l’Ouest, la facture ne serait plus que de 18 milliards si le déploiement FTTH se limitait à 80% de la population en zone dense, complété par la 4G (15% de la population) et par la montée en débit des sous-répartiteurs (5%). Malgré les qualités indéniables de la fibre, la pensée unique du "tout FTTH" est donc contre-productive et coûteuse. Pour éviter que le fossé numérique qui sépare déjà les français ne devienne infranchissable, il est urgent de ne pas limiter le débat du Très Haut Débit au FTTH.





Vos commentaires

Pfunk - le jeudi 24 juin 2010 à 20h05

Citation :
La desserte FTTH de tous les français correspond à un investissement de 30 milliards et la pose de plus d'un million de kilomètres de fibre


En ces temps de crise, ce n'est pas le meilleur moment pour parler de ça, mais si le temps d'une année, oui une année et pas plus, le gouvernement demandait à toutes les entreprises bénéficiant d'exonérations sur les cotisations sociales de les payer pour une fois, et bien la France aurait ses 30 milliards et sa fibre optique par habitants

Ou au choix, elle n'aurait pas de trou de la sécu ;)

astropc - le jeudi 24 juin 2010 à 22h32

Enfin un article objectif sur la Fibre . . . Le tabou de parler de l'amélioration du cuivre va t il tomber ?

Depuis 2006 le débat n'était que pour la fameuse FTTH

Et sinon pour comparaison :

- wikipédia:
En 2007, Rennes comptait 207 922 habitants intra-muros. Rennes est la onzième plus grande ville de France en nombre d'habitants. ...
Orange dit fibré cette ville à 100% pour 2020

Donc si vous habitez une ville de 50 à 100 000 habitants vous devriez avoir une chance de voir le FTTH à 100% pour 2030 si tout va bien !

- Numéricable couvre 9.4 Millions de lignes qui vont être renforcé en 100 mbs
C'est super pour ceux couverts, mais en France il y a je crois entre 25 et 35 Millions de lignes FT
Donc Numéricable n'apportera pas de solution à 15 Millions de foyers ! ! !

- La 4G, qui n'existe pas encore aujourd'hui, même pas les licences d'état vendu avant 2012 ?
La logique voudrait que les opérateurs couvrent d'abord les très très grande villes (facile à voir, c'est là ou on a déjà la 3G, et pas le Edge)

- La seule solution raisonnable que je vois pour les villes de moins de 50 000 habitants sera d'améliorer le cuivre.
Exemple ma commune est branché sur le NRA 15000 lignes de la ville voisine.
J'avais entendu qu'il y avait en France 10 Sous répartiteurs en moyenne par NRA situés à 1 ou 2 km ?
Donc tirer 1 fibre optique jusque chaque sous répartiteur dans les villes moyenne (10 fibres par ville+refaire un local technique). Si votre ligne cuivre raccourci de 1 à 2 km, vous aurez une belle augmentation de débit ADSL2, et si en plus vous changez par un modem VDSL2 alors ce sera encore plus de gain de vitesse (jusque 10 à 100mbs) . . .



Et continuer en parallèle le FTTH pour les très grande ville, comme çà tous le monde pourra être contant.

PierreRASO - le jeudi 24 juin 2010 à 22h40

Citation :
La desserte FTTH de tous les français correspond à un investissement de 30 milliards et la pose de plus d'un million de kilomètres de fibre


En ces temps de crise, ce n'est pas le meilleur moment pour parler de ça, mais si le temps d'une année, oui une année et pas plus, le gouvernement demandait à toutes les entreprises bénéficiant d'exonérations sur les cotisations sociales de les payer pour une fois, et bien la France aurait ses 30 milliards et sa fibre optique par habitants

Ou au choix, elle n'aurait pas de trou de la sécu ;)

Une autre piste : budget de la défense 2010 = 32 Mds d'euros - en l'amputant de 10% pendant 10 ans vous avez un fibrage complet du pays.
Et contrairement au budget militaire c'est un investissement rentable

François - le vendredi 25 juin 2010 à 08h32

Citation :
Une autre piste : budget de la défense 2010 = 32 Mds d'euros - en l'amputant de 10% pendant 10 ans vous avez un fibrage complet du pays.
Et pourquoi pas aussi les hopitaux, les profs ? On arrête de soigner les malades du cancer pour fibrer un peu plus ? On gonfle les classes à 50 éleves par prof ?

Plus sérieusement, la question n'est pas de choisir le tres haut débit ou bien autre chose mais de réussir à fournir du tres haut débit pour tous en choisissant les meilleures techniques de déploiement.

PierreRASO - le vendredi 25 juin 2010 à 09h18

Citation :

Plus sérieusement, la question n'est pas de choisir le très haut débit ou bien autre chose mais de réussir à fournir du très haut débit pour tous en choisissant les meilleures techniques de déploiement.


Cette comparaison avec le budget de la défense était bien sur une boutade, histoire de montrer que les montants dont on parle ne sont pas si astronomiques que cela. Il ne s'agit pas de choisir entre THD et un autre poste de dépense publique mais de préparer notre avenir.

Si on prend ce problème selon l'angle des opérateurs privés, pour lesquels le "long terme" ne dépasse pas les 5 ans, le THD pour tous est indéfendable. Mais si le prend comme la construction d'une infrastructure collective construite dans l'intérêt général (comme les routes, le réseau électrique, etc...) la rentabilité s'évalue à 30 ou 50 ans.

On peut aussi regarder apprendre des expériences des autres pays, comme l'Australie où en résumant :
- L'état a sollicité les opérateurs privés pour construire avec eux un réseau THD couvrant 100% des kangourous
- Les opérateurs ont répondu "non ce n'est pas possible, c'est trop cher, pas assez rentable et ça remet en cause nos positions de marché"
- L'état a pris alors ces responsabilités et a décidé de construire seul une infrastructure neutre et ouverte, dans laquelle les opérateurs privés pourront être clients
- La couverture fibre sera de 93%, le reste (le territoire australien étant autrement plus rural que la France) par de la LTE et un peu de sat
- Le tout pour la moitié du cout qui avait été proposé par les opérateurs privés

François - le vendredi 25 juin 2010 à 10h22

Tout à fait d'accord avec toi pour l'Australie. Leur projet semble bien ficelé et c'est d'ailleurs Alcatel/Lucent qui vient de remporter un important contrat.

Mais attention, l'Australie c'est 3 fois moins d'habitants par rapport à la France et surtout 16 des 21 millions d'australiens vivent dans 20 villes...

D'ailleurs, seule la côte est de l'australie est densément urbanisée. A part Alice Springs, Perth et Darwin, on ne trouve pas grand chose ailleurs sauf des kangourous :-)

Pierre Ygrié - le vendredi 25 juin 2010 à 15h33

Traduit en « anglo-gévaudanais » le FTTC redevient du FTTH (Fiber To The Hameau);-)
http://websdugevaudan.wordpress.com/2010/06/04/du-ftth-fiber-to-the-home-palois-au-ftth-fiber-to-the-hameau-lozerien/#comments

szozo - le lundi 28 juin 2010 à 14h20

Effectivement la FTTH est une illusion de politiciens.
Dans la Drôme, le maillage en NRAs est totalement insuffisant, le dégroupage quasi inexistant et il est facile de se retrouver à plus de 3 kms d'un NRA.
Pour une utilisation "moyenne" d'internet, cela devient impossible.
Avant de déployer le très haut débit (qui sert à quoi ??), il serait plus à propos de vérifier que le haut débit est bien partout (et supérieur à 2-4 mbps).
Le VDSL permet cela à moindre coût.
Miser sur l'existant et faire en sorte que tout le monde travaille ensemble pour le bien de tous, là est le vrai boulot de nos dirigeants et non pas promettre le meilleur à quelques-uns (dont on fait partie bein sûr).

François - le lundi 28 juin 2010 à 15h41

Par contre, il ne faut pas oublier que le VDSL2 nécessite de nouveaux équipements du côté des sous-répartiteurs et des abonnés (modem).

prououou - le lundi 28 juin 2010 à 17h39

Citation :
... il serait plus à propos de vérifier que le haut débit est bien partout (et supérieur à 2-4 mbps).
Le VDSL permet cela à moindre coût.

Soyons logiques et ne nous masquons pas les yeux:

- le VDSL implique des lignes courtes: s'il était besoin le graphique de Astropalais plus haut nous le rappelle, car seules les lignes de moins de 2000m tirent réellement avantage du VDSL2; alors que selon Wikipédia à partir de 1,6Km de distance l'ADSL est équivalent au VDSL;

- par ailleurs, dans un même câble le VDSL est incompatible avec l'ADSL;

- la combinaison de ces données implique qu'un passage en VDSL2 devrait s'accompagner d'une multiplication de sous-répartiteurs de manière à ce qu'aucune ligne ne soit plus longue que ces 1600 mètres.
Lorsque l'on sait que certaines lignes peuvent atteindre (voire dépasser) leurs 10000 mètres, l'on imagine l'investissement en matériel à effectuer, sans compter les abris techniques à créer
Citation :
Dans la Drôme, le maillage en NRAs est totalement insuffisant, le dégroupage quasi inexistant et il est facile de se retrouver à plus de 3 kms d'un NRA.
D'après toi, la solution serait donc de multiplier le nombre de NRA .... avec à la limite chacun son NRA à son domicile! Ces NRA étant fibrés, supprimons-les ..... il reste la fibre ... en FTTH
Citation :
Effectivement la FTTH est une illusion de politiciens.
Au contraire, la fibre c'est le bon sens:
Une fois en place (même si elle se trouve sur des supports temporaires) elle permettra l'accroissement des débits en fonction des disponibilités ou des besoins.

Par ailleurs, elle connaît les mêmes phénomènes d'affaiblissement que les lignes cuivre, mais avec un rapport d'échelle d'environ 10, ce qui signifie que les distances couvertes à partir d'un NRO seront environ 10 fois celles du cuivre, ou encore que le nombre de NRA pourra être réduit, notamment dans les zones peu denses.

Les conséquences en seront bénéfiques: [list]- d'une part en concentrant les centres techniques des zones peu denses l'on en facilite la maintenance (parlez en aux techniciens qui doivent s'y rendre par temps de neige);

- d'autre part leur nombre réduit et leur taille plus importante seront incitatifs aux dégroupages.[/list:u]
Citation :
Avant de déployer le très haut débit (qui sert à quoi ??),
Il est régulièrement nécessaire de rappeler que les notions de débits sont toutes relatives: le "haut débit" d'aujourd'hui pourrait n'être que le "bas débit" de demain.

Si la technologie et/ou la science ne trouvent pas de supports plus rapides que la fibre optique, internet verra revivre les proxy de ses débuts, ces caches qui permettaient d'accélérer l'accès aux données demandées fréquemment.
Citation :
Miser sur l'existant et faire en sorte que tout le monde travaille ensemble pour le bien de tous, là est le vrai boulot de nos dirigeants et non pas promettre le meilleur à quelques-uns (dont on fait partie bein sûr).
En transposant ce même raisonnement aux ordinateurs, cela voudrait dire pas de "super-calculateurs" à la disposition des chercheurs tant que chacun n'aura pas son ordinateur
Citation :
Par contre, il ne faut pas oublier que le VDSL2 nécessite de nouveaux équipements du côté des sous-répartiteurs et des abonnés (modem).
... et en plus grand nombre! (voir ci-dessus)
La fibre doit être vue comme un but à long terme: pour sa mise place, il y a un monde entre par exemple les égouts parisiens (prêts à l'accueillir) et les rochers des zones montagneuses qui ne se laisseront pas facilement transpercer!

PierreRASO - le lundi 28 juin 2010 à 23h32

Comme souvent, bonnes remarques de prououou
J'en ajoute quelques unes

Citation :
Soyons logiques et ne nous masquons pas les yeux:
- le VDSL implique des lignes courtes: s'il était besoin le graphique de Astropalais plus haut nous le rappelle, car seules les lignes de moins de 2000m tirent réellement avantage du VDSL2; alors que selon Wikipédia à partir de 1,6Km de distance l'ADSL est équivalent au VDSL;
- par ailleurs, dans un même câble le VDSL est incompatible avec l'ADSL;
- la combinaison de ces données implique qu'un passage en VDSL2 devrait s'accompagner d'une multiplication de sous-répartiteurs de manière à ce qu'aucune ligne ne soit plus longue que ces 1600 mètres.

Lorsque l'on sait que certaines lignes peuvent atteindre (voire dépasser) leurs 10000 mètres, l'on imagine l'investissement en matériel à effectuer, sans compter les abris techniques à créer

Allons plus loin : ce n'est pas 1,6 km qu'il faut prendre comme référence, mais 500m à savoir la distance en dessous de laquelle le VDSL2 peut faire jeu égal avec du FttH... (enfin si l'on prend 100 Mbps comme référence pour du FttH alors que les premières offres Ftth 1Gbps sont commercialisées en Corée).
Donc avec des lignes de 500m de long au maximum on va devoir construire des sous-répartiteurs tous les 3/4 rues... Bien sur, bien sur...

Citation :
... il serait plus à propos de vérifier que le haut débit est bien partout (et supérieur à 2-4 mbps).
Le VDSL permet cela à moindre coût.

Le VDSL à moindre coût... Sortons nos calculettes :
- Un sous-répartiteur rural dessert en moyenne 300 lignes
- FT facture aujourd’hui les NRA-ZO 110 à 150 K€
- Un NRA-Zx (sous-répartiteur reconfiguré en NRA local pour le VDSL)devrait donc être facturé dans les 250 K€ mini
- On arrive à un cout par ligne de 833 €
- Un NRA-Zx (dixit l’article d'ITespresso) fournirait du THD à seulement 50% des lignes connectées (celles à moins de 1km du NRA-Zx et encore on est optimiste vu l’état du réseau cuivre dans nos campagnes)
- Le cout par ligne THD passe ainsi à 1666 € pas beaucoup moins cher que du déploiement de FttH
Citation :
Avant de déployer le très haut débit (qui sert à quoi ??),

Encore ce discours "100 Mbps ou 1Gbps, mais à quoi ça va vous servir ? Vous n'en avez pas besoin !"
C'est drôle, il y a presque 100 ans on disait aux "campagnards" qui réclamaient l'électrification "Mais vous n'en avez pas besoin ! À quoi ça pourrait vous servir ?". Heureusement, les gueux se sont organisés, ont construit eux mêmes leurs réseaux électriques, leurs coopératives de production, et ont prouvé à quoi pouvait leur servir l'électricité... L'histoire se répète ?
Plus sérieusement, il ne s'agit pas uniquement d'avoir un accès internet à plus haut débit pour aller consulter son hotmail, faire du msn ou poster la dernière c...e sur FB. On parle là d'une infrastructure pour les 50 à 100 ans à venir. Quels usages feront nous sur ces réseaux dans 50 ans ? Si quelqu'un peut en dire ne serait-ce que 10% ça sera déjà pas mal...
Est-ce que ceux qui ont construit le réseau téléphonique dans les années 60-70 avaient la moindre idée de comment nous l'utiliserions aujourd'hui (ADSL, VoiP, etc...) ?

Maintenant est-ce que le support cuivre a une chance de s'adapter à l'évolution des usages (et des débits) des 50 prochaines années ? Franchement je ne suis pas sur. Par contre la fibre (le support fibre) le pourra.
Citation :
La fibre doit être vue comme un but à long terme: pour sa mise place, il y a un monde entre par exemple les égouts parisiens (prêts à l'accueillir) et les rochers des zones montagneuses qui ne se laisseront pas facilement transpercer!

Le problème est qu'opérateurs, politiques et ARCEP se bornent à ne pas voir cette différence et à vouloir appliquer les mêmes recettes, techniques et contraintes aux villes et au campagnes (par exemple en faisant une fixation sur les conditions d'utilisation et de location des fourreaux France Telecom alors que hors des villes les 3/4 du réseau téléphonique est aérien...)

François - le mardi 29 juin 2010 à 09h41

Pour le coût du déploiement FTTH, les professionnels évoquent une base de 30€ le mètre linéaire de fibre posée, soit 30 000€ le kilomètre tout de même. Je suppose que ce coût peut être réduit grâce au déploiement aérien ou via des fourreaux mais le FTTH pour tous nécessitera tout de même de très vastes chantiers de génie civil.

De mon côté, le coût du FTTH n'est pas le seul élément qui m'interroge. J'ai l'impression qu'il n'y a pas de réelle volonté de transformer cette "contrainte" en "opportunité".

Pourquoi ne pas sensibiliser davantage les communes pour faire d'une pierre deux coups en aménageant la voirie pour la fibre ET en enterrant les lignes ErDF par exemple ?

Pourquoi ne pas désengorger certains quartiers en créant des télécentres en périphérie des villes pour inciter au télétravail (numérisation/dématérialisation) ?

Vu le coût astronomique du FTTH, le moins que l'on puisse faire c'est réfléchir et optimiser les déploiements/travaux non ? Surtout en ces périodes de déficit, crise, rigueur....

Certains départements/régions n'auront pas forcément les capacités pour profiter de l'effet de levier (investissements de l'état pour inciter les opérateurs) qui est censé les aider à fibrer leur territoire. Quant on voit les difficultés que traversent certaines collectivités alors même que des réseaux hertziens ou filaires existent déjà, on ne peut que se demander comment la situation va-t-elle évoluer pour un réseau (FTTx) entièrement à penser, à financer et à réaliser.

Le "tout FTTH" est une évidence....dans 30 ans. Tout comme le téléphone et l'électricité l'ont été à l'époque. Maus je reste persuadé que le succès de cette "révolution" passe par des étapes. autant ces étapes sont nécessaires autant il est inconcevable de laisser des millions d'internautes avec moins de 2Mbits pendant encore 20 ans. Le passage au FTTH est par conséquent indissociable de solutions intermédiaires (VDSL2, FTTLa, 4G, Megasat ?) qui devraient être parallèlement déployées au FTTH.

L'aménagement numérique des territoires est une chose bien trop importante (du point de vue technique, social, économique...) pour la laisser aux mains des politiques....

fredoche71 - le mardi 29 juin 2010 à 11h08

Citation :


L'aménagement numérique des territoires est une chose bien trop importante (du point de vue technique, social, économique...) pour la laisser aux mains des politiques....

bonjour

pour faire un peu de provocation, tu préfères laisser ça à Orange, Bouygues ou SFR ?

sujet intéressant sinon...

dumooli - le mardi 29 juin 2010 à 12h53

Le FTTH trop important pour les politiques ?? Entre nous, si les politiques ne poussent pas, croyez-vous qu'un opérateur viendra essaimer hors grosses agglomérations ?

Et pour ce qui est de fibrer les SR, pas mal l'idée, c'est comme rénover une vieille bagnole, en attendant de se payer le FTTH, la voiture neuve, qui coûte moins chère aujourd'hui qu'elle ne coûtera demain ...

Et au fait, au XXème siècle, les inventions et les infrastructures se sont trés vite développées. Au XXIème on préfère la stagnation, voire la régression ???

Seuls les politiques ont le pouvoir de refuser qu'on vienne leur "arranger" le débit et demander non seulement la fibre pour le Trés Haut Débit, mais aussi instaurer des règles d'ouverture totales pour éviter aux opérateurs capitalistes (pléonasme) de mettre la main sur des réseaux et prendre ENCORE en otage des milliers de clients ...

François - le mardi 29 juin 2010 à 15h01

Citation :
L'aménagement numérique des territoires est une chose bien trop importante (du point de vue technique, social, économique...) pour la laisser aux mains des politiques....
Pour en revenir sur ma phrase, elle a un double sens :

1/ c'est une allusion à Clémenceau qui disait en 1886 que "la guerre est une chose trop grave pour la confier à des militaires".

2/ à mon avis, la question des réseaux (d'initiative publique) est si essentielle qu'elle ne doit pas être uniquement des ressorts du politique.

Cela ne veut pas dire qu'il n'en faut pas ! biensur, il faut des politiques, des élus et des opérateurs. Mais pas seulement. Cela revient à réduire la question d'Internet à un coût ou à une technologie ! en surfant sur le web, en découvrant les expériences des uns et des autres, on voit que le (tres) haut-débit joue un rôle majeur dans la vie de nombre d'entre-nous.

Pour résumer : les citoyens et a fortiori les internautes devraient davantage prendre la parole et s'emparer du débat. On a la chance de pouvoir le faire dans notre pays alors pourquoi s'en priver !

prououou - le mardi 29 juin 2010 à 16h53

Citation :
Pour résumer : les citoyens et a fortiori les internautes devraient davantage prendre la parole et s'emparer du débat. On a la chance de pouvoir le faire dans notre pays alors pourquoi s'en priver !
... parce que "y-a-qu'à ..." et "faut-qu'ils ..." !

Les français sont des veaux (dixit le Gal DeGaulle).

Ils l'ont bien pendue au café du commerce, à dénoncer les cumuls de mandats ou l'incompétence de leurs élus. Mais quand vient le jour du scrutin, ils reconduisent régulièrement les sortants qui, à les en croire valaient pis que pendre avant l'ouverture des bureaux de vote.

Par exemple, faut-il une loi pour interdire les cumuls de mandat? Paraphrasant Coluche, je rappelle souvent qu'il suffirait que personne ne vote pour les cumulards ... pour qu'ils ne cumulent plus
La question ici ne me semble pas être celle de "L'aménagement numérique des territoires ... mais celle de "L'aménagement des territoires ..." envisagé de manière plus générale (et non exclusivement limitée au numérique).

Les besoins d'échanges entre les individus ne se limitent pas à l'information, mais concernent maints domaines (denrées, marchandises, déchets, etc...). Pour faciliter ces échanges, la logique voudrait qu'il existât une "gaine technique" reliant les divers points entre lesquels une circulation est amenée à s'établir fut-ce de manière épisodique.

La problème est ici de déterminer la taille de cette "gaine" et l'organisation des circuits afin de leur assurer une pérennité malgré l'évolution des technologies ou des besoins: dans un tel schéma, il serait possible de remplacer une ligne cuivre par une fibre (le cuivre tirant dans le fourreau la fibre qui le remplace) alors qu'à côté circuleraient l'énergie électrique, les eaux potables ou usées, voir d'autres circuits comme les "pneumatiques" d'antan ...
Malheureusement, à parcourir les forums l'on se rend compte que rares sont les citoyens prêts à se prendre en main pour dans leur coin faire évoluer un tant soit peu leurs conditions de vie, tant il est plus aisé d'attendre que "les autres" s'en chargent ... et de râler que rien n'avance
Sauf que devant l'ampleur de la tâche (ou son coût estimé qui l'a faite retarder), il faut bien commencer quelque part ... et en ce sens s'attaquer à un moyen convivial de communication ne serait pas un mauvais choix.

Ntic - le mardi 29 juin 2010 à 17h30

Bonjour,

3 000 € le Km cela fait cher pour connecter chaque ferme (300 000 exploitations dit professionnelles en France) et je comprend les choix d'un investisseur privé.
Je ne pense pas que le milieu rural et notamment les agriculteurs attendrons 2030 pour avoir le même débit que les urbains.
Qu'elle est le coût d'équipement d'un réseau 4G qui couvrirai le milieu rural en utilisant la bande de fréquence de 72 Mhz de fréquences du dividende numérique attribuée au secteur des télécommunications pour l’aménagement numérique du territoire…

yvidious - le mardi 29 juin 2010 à 18h05

Belle article d'Ariase !

Effectivement, je fais parti de ceux qui ne souhaite pas payer plus pour du 100M*
Mais au lieu de vouloir tout de suite du FTTH, il serai bien moins chère de déployer un premier réseau nationale et mutualisé en FTTB.

Citation :
il est inconcevable de laisser des millions d'internautes avec moins de 2Mbits pendant encore 20 ans.
Merci d'avoir une pensé pour mes 5860M a 59Db.
Bien que mon débit Numericable soit convenable avec 27 mégas de moyenne.

alex93800 - le mardi 29 juin 2010 à 23h01

Très belle article aussi =D
Donc en effet, ce projet de recouvrir toute la France avec de la Fibre Optique serait tout simplement superbe, mais avant de fibrer les campagne, il faudrait tout simplement commencer par fibrer les villes, je dis cela car j'habite en banlieue à même pas 10 km de Paris, et je n'ai pas la présence de la FO à 3km de chez moi tandis que ma mairie se situant à 4 km la possède.
Donc allait chercher l'erreur dans l'histoire
Enfin, j'ajouterai que ce serait quand même aux villes de la région parisienne ou des autres grandes villes d'être fibré en premier lieu.

pic24 - le mercredi 30 juin 2010 à 10h42

"Enfin, j'ajouterai que ce serait quand même aux villes de la région parisienne ou des autres grandes villes d'être fibré en premier lieu."

Ah bon ?
Du point de vue de la rentabilité des acteurs, aucun doute !
De mon point de vue - qui en vaut bien un autre - et selon mes critères personnels, il serait préférable de commencer par mon village, et même, par mon hameau !!!

alex93800 - le mercredi 30 juin 2010 à 15h32

Ouai mais dans ce cas là, ca fou le bazarre parce que tout le Monde veut le confort chez sois, mais tout le monde ne pourra pas l'avoir d'ici au moins une quinzaine d'années donc à commencer par les grandes villes !

François - le mercredi 30 juin 2010 à 16h43

Le critère de "grande ville" n'est pas suffisant pour la fibre.

Les opérateurs fibrent des zones denses et éconoqiement très rentables en étudiant les profils de géomarketing par exemple.

A Rennes, Orange fibre 40 000 logements d'ici fin 2010. Les quartiers choisis ne sont pas ceux où il y a le plus d'habitants par immeuble. Ce sont les quartiers du centre ville et les nouveaux quartiers où l'on retrouve certains profils (trentenaires, CSP+...).

Les quartiers un peu plus populaires (Blosne, Villejean, Patton Maurepas) devront attendre 1 à 2 ans de plus. Ce n'est pas de la discrimination mais de la logique commerciale où la rentabilité permet de réinvestir ailleurs.

alex93800 - le mercredi 30 juin 2010 à 16h48

Oui je vois ce que tu veux dire, en fonction de la densité ! ^^'
Mais dans ces cas là, peux-tu me donner une date approximative de quand-est que je serais éligible à la Fibre Optique dans ma ville d'Epinay sur Seine au quartier des Mobiles ? =/
Sachant que la densité de ma ville est de 11 383 hab./km².

François - le mercredi 30 juin 2010 à 17h17

Citation :
peux-tu me donner une date approximative de quand-est que je serais éligible à la Fibre Optique dans ma ville d'Epinay sur Seine au quartier des Mobiles
avant 2030 :-)

alex93800 - le mercredi 30 juin 2010 à 17h26

Ptdrrr, okeeyyy, bien ma vie xDDD ^^'

cistre - le lundi 17 janvier 2011 à 14h31

Citation :


Vu le coût astronomique du FTTH, le moins que l'on puisse faire c'est réfléchir et optimiser les déploiements/travaux non ? Surtout en ces périodes de déficit, crise, rigueur....

Je ne suis pas économiste, mais autant que je me souvienne, en période de crise, ce qui est bien pour la communauté, c'est d'accroître l'activité et non de la réduire... Les grands travaux, ça a du bon, à cet égard.

François - le lundi 17 janvier 2011 à 15h10

D'un point de vue keynésien, oui les grands travaux ont du bon. Encore faut-il que l'Etat puisse s'endetter pour les financer. En France et en Europe en général, on a plus les moyens sauf à exploser l'Euro et à faire plonger les marchés (cf Grèce, Irlande) ...

cistre - le lundi 17 janvier 2011 à 15h51

Mouais. Mais pour rembourser la dette il faut produire, pas vrai ?

anaigeon - le lundi 17 janvier 2011 à 20h42

On est toujours déphasés, chez nous, on attend d'être dans le rouge pour découvrir qu'il faut investir. C'est évidemment quand cela va bien qu'il faut le faire, de sorte qu'avec un peu de chance, cerise sur le gâteau, les effets se faisant sentir plus tard adouciront les creux.

Pour le reste, j'habite moi-même dans un bled, et je trouve qu'il ne faut pas vouloir l'argent du beurre avec le beurre. Pas de fumée, pas de bouchons, pas de tremblements de métro, alors bon, la fibre optique plus tard, ok - je ne suis pas du genre à faire un procès au coq qui est à 2 maisons de chez moi. Chacun peut choisir son mode d'habitat, avec les plus et les moins qui en découlent.

cistre - le lundi 17 janvier 2011 à 20h59

Pas de métro, pas un chat, pas de vie culturelle, rien de rien, la campagne pour moi c'est l'horreur, et certainement pas un endroit où je vis par choix, alors en plus pas d'Internet correct, là c'est trop...

zoubi2 - le lundi 17 janvier 2011 à 23h35

"Pas de métro, pas un chat, pas de vie culturelle, rien de rien, la campagne pour moi c'est l'horreur"

Ca c'est votre problème et uniquement votre problème. Vous n'aimez pas la campagne? On s'en tape.

"alors en plus pas d'Internet correct"

Ca c'est objectif et effectivement anormal.

cistre - le mardi 18 janvier 2011 à 09h56

@zoubi2 :
Citation :

Pour le reste, j'habite moi-même dans un bled, et je trouve qu'il ne faut pas vouloir l'argent du beurre avec le beurre. Pas de fumée, pas de bouchons, pas de tremblements de métro, alors bon, la fibre optique plus tard, ok - je ne suis pas du genre à faire un procès au coq qui est à 2 maisons de chez moi. Chacun peut choisir son mode d'habitat, avec les plus et les moins qui en découlent.

Mon message précédent; à prendre cum grano salis répondait à ce qui précède dont on pouvait estimer avoir à « se taper » tout autant !

Considérer que la campagne c'est tellement mirobolant qu'on doit se trouver bien heureux d'y être et qu'on n'a pas besoin d'Internet, j'avoue que ça m'avait agacé un poil.... Mais c'est vrai « on s'en tape »...

François - le mardi 18 janvier 2011 à 12h16

Inutile d'empoisonner le débat.
La campagne est dans bien des cas mieux couverte en ADSL que bien des zones urbaines en ce qui concerne le dégroupage ou les débits ADSL2+.

Prenons le cas de la Manche ou de l'Ardêche et de la Drôme désormais. Des centraux téléphoniques de 150 lignes sont dégroupés !

Concernant la fibre, ce n'est pas très productif de "râler". Il y a une logique économique au développement du FTTH en ville. Pour couvrir les zones peu denses, des initiatives locales sont en cours pour planifier les travaux et obtenir des €uros de la part du Fonds d'Aménagement Numérique du Territoire (FANT).

Dans l'Ain, plusieurs milliers d'internautes en pleine campagne ont déjà la fibre.
Rome ne s'est pas fait en un jour...

anaigeon - le mardi 18 janvier 2011 à 16h15

Citation :
Considérer que la campagne c'est tellement mirobolant

Je n'ai pas employé ce terme ; bien au contraire je disais que chaque option d'habitat avait ses avantages et ses inconvénients.
Ensuite, mon propos était lui-même en réaction à l'objet du fil qui était, en substance, c'est terrible d'habiter à la campagne parce qu'il n'y a pas de fibre optique. Eh bien oui, il n'y a pas non plus de dancing, et je dois balayer mon trottoir, etc - rien de "mirobolant". En face de cela, les "avantages" que j'ai cités (les guillemets puisque ce que je considère comme avantages peut légitimement être vécu comme inconvénients par d'autres, et inversement).
Tels sont les termes du choix. Et j'ai parlé de beurre et d'argent du beurre, parce qu'effectivement, choisir une solution, c'est renoncer aux autres, c'est la vie !

cistre - le mercredi 19 janvier 2011 à 13h16

Citation :

Dans l'Ain, plusieurs milliers d'internautes en pleine campagne ont déjà la fibre.

Et comment s'y sont-ils pris pour obtenir cela ?

voyezzz - le mercredi 19 janvier 2011 à 16h37

Citation :
Je n'ai pas employé ce terme ; bien au contraire je disais que chaque option d'habitat avait ses avantages et ses inconvénients.
Ensuite, mon propos était lui-même en réaction à l'objet du fil qui était, en substance, c'est terrible d'habiter à la campagne parce qu'il n'y a pas de fibre optique. Eh bien oui, il n'y a pas non plus de dancing, et je dois balayer mon trottoir, etc - rien de "mirobolant". En face de cela, les "avantages" que j'ai cités (les guillemets puisque ce que je considère comme avantages peut légitimement être vécu comme inconvénients par d'autres, et inversement).
Tels sont les termes du choix. Et j'ai parlé de beurre et d'argent du beurre, parce qu'effectivement, choisir une solution, c'est renoncer aux autres, c'est la vie ! Wink


100% d'accord, un internet pas terrible fait partis du package [vivre a la campagne] ainsi que payer des impôts locaux bas en comparaison de la ville, et que d'avoir plus de chance de mourir d'une affection qui nécessite des soins tres urgent ... c'est la vie.

Pour revenir a la fibre a la campagne, on peut penser que comme toute nouveaute que:
-les prix des équipements baisserons une fois que les early adopters (les villes) auront paye les investissements des industriels.
-Beaucoup de progrès seront fait.

Par contre le coût de creuser 2km de tranchée pour apporter une fibre a une maison ne fera qu'augmenter et donc pour moi la campagne sera fibree petit a petit, au fur et a mesure que les milliers de km de câble telephonique aérien actuel devra etre remplace (on peut tout a fait envisager qu'une entreprise sorte dans les années a venir une fibre posable en aérien entre poteaux qui coûte moins cher que l'équivalent cuivre ...)

cistre - le mercredi 19 janvier 2011 à 17h17

Je vous trouve tous bien pessimistes sur cette histoire de fibre à la campagne.

Cela tranche avec ce que je vois ici :
http://www.fibtic.net/index.php
et là :
http://www.ariase.com/fr/forum/ftth-a-la-campagne-c-est-possible-ftopic17978.html

et je reste toujours avec ma question :
Citation :

Dans l'Ain, plusieurs milliers d'internautes en pleine campagne ont déjà la fibre.

Et comment s'y sont-ils pris pour obtenir cela ?

prououou - le mercredi 19 janvier 2011 à 17h18

Citation :
Par contre le coût de creuser 2km de tranchée pour apporter une fibre a une maison ne fera qu'augmenter ...
Tu soulèves ici la question de l'investissement durable

En fait de tranchée, tu as des câbleuses qui remuent un minimum de terre, un peu à l'image des draineuses qui passent pour assainir un champ. Au pire le coût sera impacté par le prix du pétrole.

La vraie question, c'est de savoir si l'on doit poser la fibre "à nu", ou poser des gaines qui ensuite recevront les lignes dont on aura besoin; l'autre question sera peut-être sur la taille optimale desdites gaines?
Il y a déjà quelque temps, il y avait sur le forum un lien vers un exemple d'utilisation de la fibre au sein d'une exploitation agricole. De mémoire, l'agriculteur avait utilisé sa sous-soleuse légèrement modifiée pour poser les quelques centaines de mètres de fibre de cette installation (effectuée sans gaine )
Il n'y a que quelques années, le réseau FT qui passe devant ma porte a été enterré (il en avait assez de se prendre du plomb durant les parties de chasse :twisted
L'aurait-il été à l'intérieur d'une gaine, il n'y aurait eu qu'à le remplacer par la fibre; alors que là, tout reste à (re)faire

cistre - le mercredi 19 janvier 2011 à 17h20

Hum, messages croisés...


Ajoutez votre commentaire


Test ADSL et Fibre

Pas de ligne ? Numéro non reconnu ?


Lettre d'information