La Bibliothèque Nationale renonce au Wi-Fi


Ecrit par François Le Gall le vendredi 4 avril 2008 à 14h14


Actualités Technologies Réseaux

La bibliothèque nationale de France (BNF) va couper les accès Wi-Fi qui permettent de surfer sur Internet sans fil.


La BNF renonce au Wi-Fi Internet en Wi-Fi c'est fini. Du moins au sein de la plus célèbre bibliothèque française.

La direction de la BNF a décidé d'appliquer le principe de précaution, et de ne plus exposer son personnel et les visiteurs à d'éventuels risques liés l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Le syndicat FSU de la Bibliothèque nationale de France serait à l'origine de la demande. Ce dernier a fondé son argumentation en s'appuyant sur la littérature scientifique et notamment sur :

- l'étude américaine "Lee & Al" qui prouverait les effets génotoxiques des ondes de 2,4 Ghz (fréquence du Wi-Fi)
- le rapport de BioInitiative rédigé par 14 scientifiques internationaux qui conclut à la révision des normes réglementaires sur les ondes électromagnétiques
- une étude de l’université de Clermont-Ferrand


L'organisation syndicale s'est également appuyée sur la décision du comité d'hygiène et de sécurité la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui a voté un moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques parisiennes. A la fin 2007, des employés travaillant dans plusieurs bibliothèques municipales de la capitale s'étaient plaints de problèmes de santé après l'installation des bornes Wi-Fi. En février dernier, Michèle Rivasi, présidente du Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements ElectroMagnétiques (Criirem), avait déjà relancé le débat sur la dangerosité des ondes Wi-Fi et GSM.





Vos commentaires

prououou - le vendredi 4 avril 2008 à 16h36

Si l'on devait s'aligner aveuglément sur cet exemple, il conviendrait toutes affaires cessantes de couper toutes les sources WiFi à notre portée.
Il serait nécessaire d'en savoir davantage sur les caractéristiques de ces bornes:
- quelles sont les PIRE mises en jeu,
- quelle est la couverture obtenue et le nombre de bornes activées, la disposition des lieux,
- etc.
Lorsque l'on lit:
Citation :
Ce projet prévoyant à l’origine le recours à une société privée qui, en échange d’une installation gratuite, aurait pu desservir une partie du quartier environnant le site Tolbiac, a été contesté par la section FSU de la BnF soutenue par d’autres sections syndicales.

il devient évident qu'il ne s'agissait pas simplement d'équiper la BNF de WiFi, mais de profiter de ces installations pour "arroser" une partie du quartier.
Les ondes ont l'avantage de permettre la mise à l'abri du matériel nécessaire pour établir une connexion, ce qui ne sera pas le cas des prises destinées aux accès filaires et exposées aux actes de vandalisme.
Finalement la décision de la BNF repose-t-elle sur des arguments solides, ou est-elle plus prosaïquement destinée à préserver la paix sociale (et syndicale) :
Par ailleurs, il semble que ARIASE n'a pas mentionné toutes ses sources concernant cette news, laquelle affirme:

Citation :
L'organisation syndicale s'est également appuyée sur la décision du comité d'hygiène et de sécurité la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui a voté un moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques parisiennes.

ce qui signifie d'une part que le CHS dispose d'un pouvoir décisionnaire, et d'autre part que la décision prise l'a été de sa propre initiative
alors que le communiqué de presse du FSU mentionne seulement:

Citation :
Les organisations syndicales se sont également appuyées sur la décision du CHS de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui a voté pour avis, à la demande du syndicat parisien Supap-FSU, le principe d’un moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques parisiennes.

ce qui signifie simplement que, à la demande des syndicats, le CHS a émis un avis en faveur d'un moratoire, ledit comité ayant seulement voix consultative et non décisionnaire.
Ce ne sont certes que des nuances; mais si l'on veut comprendre ce qu'il en est réellement dans ce sujet devenu "sensible", il convient de donner aux faits leur place exacte (autant qu'il est possible!).

François - le vendredi 4 avril 2008 à 23h51

Citation :
ce qui signifie simplement que, à la demande des syndicats, le CHS a émis un avis en faveur d'un moratoire, ledit comité ayant seulement voix consultative et non décisionnaire.
Décision qui au final a été prise.


Ajoutez votre commentaire


Recherchez les offres Internet disponibles chez vous

Pas de ligne ? Numéro non reconnu ?


Pour être appelé par un conseiller
A quelle période êtes-vous joignable ?

Pour vous opposer à tout démarchage téléphonique, inscrivez-vous gratuitement sur la liste Bloctel

Lettre d'information