A quel débit les abonnés haut débit français ont-ils surfé en 2007 ? Quel est la vitesse moyenne observée chez les fournisseur d'accès ? Y a-t-il des différences de bande passante entre les internautes en ville et en campagne ?
Pour répondre à ces questions, plus de 70 000 tests de débit réalisés sur le site Ariase, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2007, ont été analysés. Les chiffres actualisés quotidiennent sont, quant à eux, accessibles sur notre page de mesures de débit.

En 2007, tous FAI confondus, le débit descendant moyen est de 3,7 Mbits. Avec près de 10 Mbits de moyenne, le cablo-opérateur Numericable domine largement ce classement 2007. Le podium est ensuite complété par Club Internet et Free, qui obtiennent tous deux une moyenne supérieure à 4 Mbits. Les autres opérateurs ADSL (Alice, Orange, Neuf, Tele2, AOL) ferment la marche avec un débit download moyen compris entre 3,8 Mbits et 2,6 Mbits.

Du côté du débit montant (upload), la moyenne 2007 se situe à 550 Kbits. Logiquement, on retrouve une tendance presque identique aux résultats du débit descendant. Numericable, Free et Club Internet pointent en tête de classement avec une moyenne supérieure à 600 Kbits par seconde. Tele2 et AOL (437 et 346 kbits) obtiennent les moyennes les plus faibles.
La distinction zone urbaine/zone rurale est régulièrement avancée pour expliquer la différence de services ADSL et de dégroupage. Qu'en est-il pour le débit moyen ? Pour obtenir ces données, nous nous sommes reposés sur notre test de vitesse "Plus" qui couple un test de débit avec un test d'éligibilité (pour déterminer le NRA de la ligne testée).

En 2007, les débits moyens en zone urbaine sont 30% plus élevés qu'en zone rurale. Cette variation entre les vitesses observées sur les NRA de plus de 10 000 lignes et ceux de moins de 1500 lignes correspond à 1 Mbits de bande passante en moyenne. Plusieurs raisons expliquent cette différence.
En zone urbaine, la proportion de lignes ADSL proches d'un NRA est plus importante qu'en zone rurale où les abonnés sont davantage dispersés (avec des lignes plus affaiblies). En campagne, on trouve également davantage de lignes ReADSL (70-78dB) et de centraux téléphoniques non fibrés, bridant de facto les débits.

Le débit descendant moyen a progressé de 11% entre janvier et décembre 2007. On note une évolution constante à l'exception des mois d'avril et de septembre où les débits mesurés ont marqué le pas.

L'upload suit une tendance similaire avec une variation de +7% entre le début et la fin de l'année.

Sur ce graphique, on obtient le débit descendant moyen par heure. en clair, il s'agit de l'évolution de la vitesse de réception pour chacune des 24 heures dans une journée. Le débit moyen le plus haut apparaît à 4 heures du matin tandis que la moyenne basse se produit entre 21 et 22 heures.

Pas de surprise pour le débit en émission : il se calque sur les résultats du débit descendant. Ces graphiques montrent en toute logique que la bande passante est beaucoup plus utilisée (et donc partagée d'une certaine manière) entre 8 heures du matin et 21 heures le soir.