Accueil S'informer En général Haut débit + télétravail = développement durable
Par François le vendredi 18 décembre 2009 à 10h35
Qui a dit qu'il pleut tout le temps en Bretagne ? C'est faux. Il neige aussi ! Et c'est justement la neige et surtout le verglas qui m'obligent aujourd'hui à ne pas prendre ma voiture et donc à travailler depuis mon domicile.
Alors que le sommet de Copenhague sur le climat échauffe les esprits et refroidit les espoirs de changement des mentalités, cette expérience de "télétravail forcé" est un excellent prétexte pour évoquer la place essentielle des réseaux haut-débit dans les efforts à entreprendre pour contribuer au développement durable.
"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs" prévenait Jacques Chirac en septembre 2002 lors du sommet de Johannesbourg. Mais où sont les extincteurs ai-je envie de dire ? Comment réduire massivement et rapidement les rejets de gaz à effet de serre ? S'il est naïf de croire à une solution "miracle", il est possible de multiplier les initiatives pour changer la donne.
Plusieurs millions de français travaillent aujourd'hui presque exclusivement sur Internet, sur leur ordinateur ou via leur téléphone. En évitant aux salariés de se déplacer jusqu'à leur entreprise, le télétravail participe à la réduction de l’effet de serre en réduisant fortement le nombre de déplacements effectués en voiture. Encore faut-il que les réseaux de communication à haut et à très haut débit soient assez développés pour répondre aux besoins des télétravailleurs.
A quelques kilomètres de Rennes, par exemple, ville pourtant pionnière dans le domaine des technologies de l'information (Minitel, fibre optique/câble, Orange Labs...), nombre de communes ne disposent pas encore d'une couverture haut-débit suffisante.
Les connexions sont parfois bridées par un central téléphonique non fibré (2Mbits/seconde maximum). Quant aux zones blanches (rien à voir avec la neige cette fois-ci !) couvertes par les technologies WiMax et Satellite, elles ne favorisent pas non plus l'efficacité et la portée du télétravail.
Alors que nos voisins européens et nord-américains développent le travail à domicile pour réduire les émissions de CO², la France accuse un réel retard dans ce domaine. Même le Grenelle de l'Environnement n'y a rien fait ! La part de télétravailleurs par rapport à la population active totale atteint 25% aux USA, 13% en Europe mais ne dépasse pas les 7% en France.
Notre situation est d'autant plus paradoxale que notre pays dispose d'une excellente couverture haut-débit en comparaison avec d'autres nations où le télétravail est beaucoup plus courant. Tout n'est pourtant pas négatif !
Dans son rapport intitulé France Numérique 2012, Eric Besson expliquait que grâce à l’économie de l’internet, aux nouveaux modes d’organisation du travail et aux technologies de l’information, "le télétravail devrait être l’un des phénomènes majeurs de ce début de siècle".
Le numérique étant par ailleurs l'une des cinq priorités retenues par le Président de la République dans le cadre du Grand Emprunt National, on peut espérer que le déploiement du très haut-débit incite - par ricochet - les employeurs et les salariés à privilégier davantage le travail à domicile quand cela est possible.
Tirer la fibre optique (au moins jusqu'aux NRA bridés à défaut d'aller jusqu'au domicile) dans les zones péri-urbaines et rurales n'est donc pas un enjeu lié uniquement à l'aménagement du territoire. Il s'agit également de construire les fondements d'une nouvelle société qui met en oeuvre tous les moyens pour prospérer durablement à tous points de vue, aussi bien au plan écologique qu'économique. Bref, les réseaux (très) haut débit sont loin de n'être que des tuyaux où transitent les contenus et les services IP. Ils sont également un moyen comme un autre de protéger notre planète tout en réalisant de substantielles économies. Après tout, cela coûterait moins cher de fibrer tous les français que de remplacer plusieurs millions de voitures (et autant de trajets quotidiens).
écrit par :
Ariase
Test d'éligibilité ADSL et Fibre optique
Je milite depuis plusieures années pour le télétravail....
D'autant que mon boulot actuel est réalisable à 99% en télétravail.... (assistant commercial dans le textile haut de gamme)
Mais non, une DRH "old school" et obstinée, ne voit pas l'interet du télétravail, et préfère mettre en avant "l'open space", source selon elle de travail en équipe et d'échanges informels...
Savez vous que des études américaines ont pu démontrer que les télétravailleurs avaient une éfficacité de 15 à 25% supérieur à des personnes travaillant en entreprise ?
Et puis ca pourrait eviter les 2 heures de TER que je dois supporter tous les jours...
L'objectif de l'open space, c'est d'avoir un suivi personnalisé du "temps de présence" effectif, et la garantie d'un rendement minimal.
Pourtant, il est acquis qu'avec un management sur objectifs bien conçu, il est tout à fait possible d'être certain que le rendement soit bon. De même, les VPN sont capables de permettre l'installation d'un système sécurisé de "logs", à même de garantir un certain temps de présence.
Et, surtout, de nombreux coûts pour l'employeur sont alors répercutés sur son employé. Electricité, ameublement, location d'espace, chauffage... Tout ce qu'on appelle les "Overhead costs" s'en trouvent sérieusement amoindris !
L'évolution des mentalités, ce sera ptêt pour bientôt ![]()
Je sais que c'est sans comparaison possible avec l'énergie consommée par la route mais combien consomment tous ces équipements (NRA, répartiteurs, serveurs...) ?
C'est le paradoxe des progrès dans la consommation d'énergie qui sont bouffés par la multiplication des appareils ou de leur temps d'usage.
Bonjour,
Je ne suis personnellement pas concerné par le télétravail mais votre dioxyde de carbone me semble un peu étonnant ![]()
Citation :
... CO²...
le 2 est en indice et non en exposant
Citation :
CO2
je retourne de ca pas à mes manip de paillasse qui ne peuvent se faire à distance ![]()
Citation :
Ils sont également un moyen comme un autre de protéger notre planète tout en réalisant de substantielles économies. Après tout, cela coûterait moins cher de fibrer tous les français que de remplacer plusieurs millions de voitures (et autant de trajets quotidiens) Tant qu'à faire dans l'utopie, allons jusqu'au bout de notre logique:
- tous les français resteront chez eux sans avoir à se déplacer (ils consulteront leur préfecture en téléconférence afin de vérifier s'ils appartiennent bien à "l'identité nationale")
Et pendant ce temps l'on fera venir des immigrés pour travailler sur les chantiers ou dans les usines (BTP, sidérurgie ou ce qu'il en reste, hôpitaux voire maintien à domicile des vieillards et grabataires).
... et aussi pour poser la fibre, et l'entretenir si par hasard quelque rupture de la liaison venait à survenir ![]()
Tout cela à cause des gaz à effet de serre
... dont le CO2.
Or il est tout à fait logique que le taux de CO2 augmente: car si d'un coté il est un déchet de notre respiration (nous en produisons une tonne par an) et de nos activités consommatrices d'énergie, d'un autre côté il est "l'aliment" des organismes ou plantes qui le réincorporent dans le cycle du vivant.
Ainsi la population augmentant voit croître ses besoins alimentaires lesquels seront satisfaits par un flux plus important de CO2 vers les organismes sources des chaines alimentaires. La pression restant constante, l'accroissement du flux ne peut résulter que d'un accroissement de la concentration.
Par ailleurs, le conditionnement général à la pensée unique semble avoir sidéré les possibilités de réflexion des êtres présumés intelligents.
Contrairement à ce que l'on nous assène, le carbone n'est pas la principale source de gaz à effet de serre, cet effet de serre étant au contraire à favoriser.
Chacun semble aveugle ce qu'il a devant les yeux: l'eau est la principale source de l'effet de serre, sous sa forme vapeur lorsque nous voyons les nuages.
Ces nuages forment écran contre les échanges de chaleur:
- en hiver, ils protègent le sol contre le refroidissement nocturne et les gelées matinales qui sont la hantise des jardiniers;
- en été ils forment parasol contre le soleil de plomb qui grille la végétation au désespoir des jardiniers et cultivateurs lorsqu'ils n'ont plus d'eau pour abreuver leurs plantes. Ils sont au moins aussi efficaces que les climatisations énergivores pour tempérer nos habitats (et réduire les "pollutions" des grands centres urbains liées aux excès d'ensoleillement)
Le véritable défi du futur est celui de l'eau, afin d'en maintenir la présence tant au-dessus de nos têtes qu'à la surface du sol (nuages et pluies).
L'avenir appartient aux météorologues dont les ingénieurs réussiront à mettre au point "une corde à virer le vent" afin de pouvoir infléchir le climat qu'il nous soit favorable, et peut-être fournir des indications sur les déforestations à éviter ou les plantations à réinvestir afin d'aider à cette régulation.
Pour en revenir au télétravail, ce mode d'activité ne peut concerner que les domaines traitant de l'information, c'est à dire en gros utilisant un outil informatique (les applications en ligne en sont une forme dérivée: au lieu d'avoir installé le logiciel sur leur machine, les utilisateurs usent d'un applicatif à distance pour effectuer leurs travaux -traitements de texte, tableurs, éditeurs graphiques, ...-).
Il ne sera qu'un remède transitoire au développement anarchique des villes, lesquelles croissent au détriment de la campagne laquelle en conséquence se désertifie, les conditions de survie des agriculteurs y étant actuellement des plus précaires (producteurs de lait, de légumes ou de fruits) Les industries agricoles productivistes céréalières (maïs, soja) ou animales (volailles, porcs) ne sauraient masquer cette réalité d'actualité.
Comme les tumeurs dont le développement anarchique fini par entraîner la nécrose de leur centre (suivie par la calcification cicatricielle révélatrice à la radiologie de la présence tumorale), ces métropoles ne sont plus que des monstres aux pieds d'argile: imaginons qu'elles soient assiégées (comme cela se pratiquait au moyen âge): combien de temps survivraient-elles, alors qu'une grève des éboueurs ou des transports urbains est déjà considérée (à leur niveau) comme une catastrophe ou une "prise d'otages".
Le télé travail ne saura remplacer le travail en équipes (l'homme étant un animal social), la spontanéité des "brainstormings" (et autres jaillissements d'idées) ne pouvant s'accommoder d'un média (ceux qui ont eu à suivre des cours en vidéo au lieu de voir le conférencier en direct me comprendront).
La réelle question est celle de l'organisation du cadre de vie, de la proximité du lieu d'activité avec le lieu de travail, et également de l'aménagement du temps de travail (l'optimum étant variable pour chaque individu et variable au cours d'une vie: au lieu d'annuler ses spectacles, Johnny ne devrait-il pas être présent à distance, sur écrans géants
:
)
Il est cependant un cas de télétravail étranger à ces préoccupations de confort: je songe à celui du médecin spécialiste (pointu) en son domaine que ses confrères peuvent consulter du fond de la France profonde ou du plus profond d'une brousse africaine afin d'avoir son avis sur un diagnostic difficile, ou cet autre chirurgien qui va, depuis son service hospitalier habituel, opérer à distance un patient perdu quelque part dans un hôpital de brousse.
C'est une autre forme de télétravail, celui qui opère étant assisté à distance par une équipe qui met en place le robot télécommandé et veille à la sécurité du patient.
Tout comme la consultation de ses mails personnels sur l'ordinateur de l'entreprise ne fait pas partie du travail effectué pour le compte de l'employeur, pourra se poser la question de la limite de ce qui est télétravail et ce qui ne l'est pas; et quid si l'intéressé travaille pour le compte de plusieurs employeurs?
Peut-être ira-t-on vers la fin des 35H (!), la rémunération étant déterminée par les résultats (données traitées) et non plus par les moyens (temps passé)?
Citation :
le 2 est en indice et non en exposant ;)Pourquoi la chimie est-elle si compliquée, avec ses indices et ses exposants placés tantôt avant et tantôt après le symbole de l'élément
:
La fin des 35 heures : c'est probable.
C'est un retour, dans une certaine mesure, au système qui prévalait à l'époque des canuts.
Le statut d'auto-entrepreneur est, d'ailleurs, le signe d'une volonté politique forte en ce sens ;)
Bon... J'aime bien l'idée de la corde à tourner le vent, mais je pense que l'on peut bien plus facilement agir sur l'émission de CO2 que... sur le cycle de l'eau O_o
Par contre, l'idée de magouiller quelque chose avec la gestion des espaces verts mérite d'être approfondie !
Un autre point intéressant, et ré-abordé depuis peu par les magazines malgré son aspect "tabou", est la vision malthusienne du monde... Moins de petits bonhommes, c'est mathématiquement moins de CO2...
www.terra-economica.info/spip.php?page=article&id_article=5435
En tout cas, une chose est sûre : si tout le monde devient comme moi, célibataire sans enfants, y'aura plus de problèmes de CO2 d'ici 50 ans, faute de personnes pour y réfléchir ! Faudrait que j'ajoute cela à la définition de No-Life dans Wikipedia : solution ultime contre l'explosion démographique -_-"
Changer le climat ? pourquoi pas oui, peut être que les Americains sont sur la bonne piste
Reste à voir si ce sera plus utile pour faire la guerre que la paix.
Citation :
Je milite depuis plusieures années pour le télétravail....
D'autant que mon boulot actuel est réalisable à 99% en télétravail.... (assistant commercial dans le textile haut de gamme)
Mais non, une DRH "old school" et obstinée, ne voit pas l'interet du télétravail, et préfère mettre en avant "l'open space", source selon elle de travail en équipe et d'échanges informels...
Savez vous que des études américaines ont pu démontrer que les télétravailleurs avaient une éfficacité de 15 à 25% supérieur à des personnes travaillant en entreprise ?
Et puis ca pourrait eviter les 2 heures de TER que je dois supporter tous les jours...
Pour ma part étant a mon compte et travaillant dans l'univers numérique je suis a 95% télétravailleur. Avec mes partenaires (parfois trés éloignés) nous réalisons un "openspace virtuel" ouvert 24h/24. Bon évidement nous ne travaillons pas 24h par jour, mais la flexibilité de cette méthode de travail nous donne beaucoup de liberté nous rendant disponible pour aller chercher le petit dernier a 16h30 a l'école , de reprendre le boulot a 17h30 et de travailler entre 22H et minuit (et oui on bosse mieux dans le grand calme ;) ). Point de vue déplacement et polution je suis assez fière d'annoncer que mon dernier plein d'essence (j'ai une Laguna) remonte a 3 semaine et demi, la poste c'est bien pratique pour tous ce qui n'est pas virtuel .
Le France a dans ce domaine non pas un retard, elle a carément loupé le taxi qui la mennait a la gare!
Les seules offres de télétravail réellement connu sont le collage de timbre sur des enveloppe ou autres activité que je qualifierai de complémentaire. Je travail maintenant avec des partenaires hors de France, qui ne sont absolument pas géné de n'avoir vue de moi qu'un Logo (meme pas un photomaton), an France ce n'est pas la meme musique. Beaucoup refuse de signer un contrat virtuel, il faut qu'il puissent vous voir afin de rassuré je ne sais quel fausse idée.
Le Télétravail comme solution de la crise et des problèmes d'environnement?
C'est une évidence, mais cela implique un changement complet de notre mentalité qui en terme de travail, est il ne faut pas ce le caché, complétement arriéré.
En France le télétravail n'est pas numérique et touche rarement les activité de col blanc. Chez nos voisin ce serrait plutot le contraire. Il n'est pas étonnant de voir un Ingénieur grande école travailler de chez lui en tee-shirt et survetement sans que cela gène un drh ou une direction.
Chez nous c'est un bloquage profond, du simple fait que par défaut une entreprise a tendance a penser que ces employés sont des fainéants et n'attendent qu'une occasion pour ne rien faire. Ce qu'ils ignorent c'est qu'on travaille beaucoup plus et mieux en dehors du stress des transports et d'un openspace ou l'on se sent carrément fliqué.
exemple: développer un firmware routeur spécifique pour un client me prend maxi 8h(établissement du cahier des charges, ecriture du code, compilation, débuggage compris), dans le cadre d'un bureau je pense que cela glisserai facilement sur une semaine de développement avec une quantité de bugs importantes. faites le calcul en cout CO2....
Citation :
Peut-être ira-t-on vers la fin des 35H (!), la rémunération étant déterminée par les résultats (données traitées) et non plus par les moyens (temps passé)?
Est-ce réellement un mal ? travailler 35, 40 ou 80 h pour un résultat quasi inexistant en terme de finalité n'est pas franchement une solution se serrait meme l'un des maux les plus profond des entreprise Francaise.
La rémunération a la tache si Il y a une réel entente sur la valeur de ce travail entre les parties est trés intéressante et économiquement viable.
Imposé 35heures de présence sur le lieu de travail est un non-sens économique.
Dans tous les cas le maitre mot est motivation, et contrairement aux idées reçues je crois qu'il faut etre beaucoup plus motivé pour rentrer dans le cadre des 35 heures (ou autre durée légal) que dans le cadre d'une rémunération a la tache ou la motivation est implicite et la finalité clairement en ligne de mire.
Citation :
La rémunération a la tache si Il y a une réel entente sur la valeur de ce travail entre les parties est trés intéressante et économiquement viable.
Imposé 35heures de présence sur le lieu de travail est un non-sens économique.
Dans tous les cas le maitre mot est motivation, et contrairement aux idées reçues je crois qu'il faut etre beaucoup plus motivé pour rentrer dans le cadre des 35 heures (ou autre durée légal) que dans le cadre d'une rémunération a la tache ou la motivation est implicite et la finalité clairement en ligne de mire.
la rémunération à la tache est ce qui se produit actuellement en chine.
si tu trouves que c'est une bonne méthode, libre a toi, mais je ne penses pas que ca ait un avenir.
la façon dont sont traité la grande majorité des travailleurs chinois qui fabriquent les gadgets que nous utilisons ici se rapproche dangereusement de l'esclavage avec tout ce qu'il a de malsain. preuve en est, le fait que l'on impose a l'ouvrier un lieu de résidence, que l'on ne le nourrit qu'a minima, et qu'il est payé a coups de lance pierres...
pas étonnant que les entreprises aillent produire la bas. le but de la société actuelle n'est pas le bien etre des membres de la dite société, mais l'enrichissement sans cesse croissant des actionnaires des dites entreprises, pour majorité des "fonds d'investissement"...
d'ailleurs on voit bien que ce type de fonctionnement est un échec majeur
ca amene
[list]
-chomage ici
-esclavage la bas
-des employés d'Orange et de Renault qui se suicident
-destruction des équilibres écologiques de notre habitat primaire
-destruction d'un grand nombre d'especes animales qui n'ont rien demandées a personne
-...
[/list:u]
le tout au nom de la sacro-sainte finance !
Citation :
Un autre point intéressant, et ré-abordé depuis peu par les magazines malgré son aspect "tabou", est la vision malthusienne du monde... Moins de petits bonhommes, c'est mathématiquement moins de CO2...
www.terra-economica.info/spip.php?page=article&id_article=5435
En tout cas, une chose est sûre : si tout le monde devient comme moi, célibataire sans enfants, y'aura plus de problèmes de CO2 d'ici 50 ans, faute de personnes pour y réfléchir ! Faudrait que j'ajoute cela à la définition de No-Life dans Wikipedia : solution ultime contre l'explosion démographique -_-"
Je suis content que ce débat commence à avoir lieu en France.
C'est vrai qu'on en parle peu, mais il faudra un jour songer à l'avenir que nous voulons réserver à nos enfants... Faire des gamins pour ne pas avoir les moyens de les éduquer ou leur offrir un travail précaire chez KFC, non merci .... Alors effectivement en France nous nous targuons d'avoir une super natalité....
Pour rebondir sur les propos de Prououou, il ne s'agit pas de mettre tous les français en télétravail, mais uniquement ceux qui le peuvent et le souhaitent... Et je peux te garantir qu'une majorité d'urbains ne sont pas tentés pas l'expérience. C'est vrai qu'en habitant dans un studio de 35 m2, y'a de quoi se sentir claustrophobe.
Regardons le modèle suisse qui a parfaitement réussi à implanter des entreprises dynamiques en zone rurale ou semi-rurale. Dans ces conditions le télétravail semble peut être moins nécessaire, mais démontre une réelle volonté de ne pas avoir une société à deux vitesse.
télétravail, j'y suis depuis un an; bureau d'étude d'une société basée dans le nord.
Dans mon trou paumé d'ardèche à seulement 15km d'une ville moyenne, pas de GSM (seulement quelques 'µV' de Bouygues), pas d'adsl, même pas de 56k grâce à la belle invention des multiplexeurs.
J'ai installé un accès satellite, 70€ par mois pour un 2Mb dont je n'ai jamais vu la couleur. Seulement 1Mb ( à 4h du matin) juste après la remise à zéro du compteur de téléchargement. L'adsl de ma ligne est à 9km. D'autres points sont plus proches (km) mais pas dans le même 'canton' :-))
L'ardèche installe en ce moment des fibres optiques, comme les autoroutes du Qatar qu'aucune route de dessert.
Juste un moyen de forcer la TV à entrer dans les foyers par le biais d'internet ce qui facilitera grandement les analyses d'audience. La fibre dessert actuellement des zones déjà équipées en ADSL, TNT, et SAT. C'est sûr que les 10 foyers de mon hameau ne présentent pas d'intérêt pour les FAI.
Tant pis, j'ai évité pendant un an, de faire 30km par jour en semaine, en gros 6500 km et autant de temps gaspillé en moins. Je charge les mises à jour et gros documents la nuit. Dommage pour la visioconférence, Skype et autres mangeurs de b/s, dommage pour FIP que j'aimais bien écouter quand j'étais en 'ville'.
Les zones blanches restantes ne sont plus que du cas par cas alors que les décideurs cherchent une solution globale à coup de Wifi, CPL. L'infrastructure FT est trop vieille dans de nombreux cas. Pas assez de paires disponibles, câbles miteux, décrochés des poteaux. Voilà où vont arriver les fameux octet optique. Vu la densité de population ardéchoise, je considère que le problème a été solutionné à l'envers.
Ah, aussi, je me demande pourquoi mon accès Numéris Duo (2B+D donc) arrive à faire les 9km à partir du central et pas l'adsl (même à 128k?)
Pas vraiment envie de polémiquer sur le télétravail, juste de dire que titrer sur le développement durable démontre soit qu'on ne comprend pas le sens des mots, soit qu'on adhère à l'hypocrisie dominante.
Développement durable = oxymore. Reportez vous à votre dictionnaire habituel.
![]()
Citation :
juste de dire que titrer sur le développement durable démontre soit qu'on ne comprend pas le sens des mots, soit qu'on adhère à l'hypocrisie dominante. J'adhere sans problème. Quand autant de monde se complait dans l'hypocrisie dominante, on appelle cela "vivre en société" !
Par ailleurs, développement et durable n'ont pas un sens opposé (sauf pour les fatalistes qui pensent que 2012 est un film d'anticipation plutôt qu'une fiction....) et ne peuvent donc pas être qualifiés d'Oxymore...
Bonjour,
Effectivement je pense que le raisonnement de Turlupin en pétard peut tenir debout...
Mais dans ce cas, nous ne parlons pas de developpement durable, mais de décroissance....
Cependant, je prefere entendre parler de "developpement durable", que de rien du tout...
Même si je reste persuadé que le développement durable ne pourra durer qu'un temps.
Si nous voulons continuer à vivre les uns avec les autres (dans cette grande et effrayante mondialisation), des solutions de partage (richesse, travail, nourriture, territoire) ... devront etre adoptées..
Notre model actuel de developpement et croissance ne pourra à mon sens continuer tel quel.
Quoi qu'il en soit, toute productivité fini par avoir un seuil plafond.
Après, soit elle arrive à se stabiliser, soit elle décroit.
Personnellement j'adhere au principe de la décroissance, mais je ne pense pas que le monde dans lequel on vit laisse une place à ce genre d'idéologie (du moins pout le moment).
La décroissance n'a, pour moi, de sens que si l'on considère que l'on travaille avec des biens matériels devant rester matériels. Oui, effectivement, il y a urgence de décroître sur plusieurs plans : l'utilisation des ressources réellement rares, telles que les minéraux, les matières fossiles, les espèces vivantes surexploitées et les terres arables.
Par contre, certaines ressources sont multipliables "à l'infini" sans impact notable sur la quantité de ressources rares qu'elles mobilisent. J'ai presque 4m² d'étagères chez moi remplies de boîtiers plastiques et de boîtes de jeux vidéo.
Depuis deux ans, j'achète plus de jeux vidéos que je ne l'ai jamais fait et je n'ai plus besoin d'étagères. (Et, accessoirement, mes jeux sont toujours livrés patchés... bonheur !)
www.gamersgate.com/profile/dildur
Echanger un système qui dilapide des ressources rares contre un système offrant le même résultat... mais avec un moindre impact sur les ressources mobilisées, et sans impact économique défavorable sur les réels créateurs de valeur... les créateurs tout court... voici ce que j'appelle du développement durable.
La décroissance, pourquoi pas... Mon studio de 20 m², je le trouve encore trop grand quand il s'agit d'y faire le ménage ! J'ai une amie qui vit correctement dans 12 m² depuis 7 ans, donc peu d'espace n'a rien d'effroyable pour un no-life de haut-niveau...
Bon... Faudra que je m'attaque à mon avant-dernier bastion de gâchis, les livres... J'attends le Kindle de Google Books, qui sortira sûrement d'ici deux-trois ans, pour çà ! ![]()
(Et pour ceux qui diraient que mon PC est polluant avec toute l'électricité qu'il consomme, je les pouete. La moitié de l'année, il aide au chauffage de mon studio - il y faisait 17°C ce matin - et, si effectivement l'été il est source de gâchis, j'ai acheté tous ses composants en étudiant leur consommation
Alim haut rendement, carte mère sans gadgets superflu, ventilo Noctua, carte graphique "juste correcte" et passive. Mon écran LCD n'est pas trop grand et malgré les quatre pixels défectueux qui le déflorent, j'ai pô l'intention de la changer.)
Pas de TV, par choix. Je me suis abonné à No-Life sur le Net, et çà me suffit quand je veux larver deux heures. Sinon, je me regarde de la VoD de temps en temps.
Encore un peu d'efforts, en prenant les transports en commun pour aller au taf... ou en télétravaillant... ainsi qu'en achetant des aliments produits localement... et je serai enfin... presque... dans les clous...
wwf-footprint.be/fr/
On aura ptêt bientôt affaire à des écoticiens, sorte de diététiciens qui nous éviterons l'obésité écologique !
Pour moi, le développement durable passera par la destruction partielle du Culte de l'Objet... Avec l'explosion de l'influence des réseaux sociaux, il me semble d'ailleurs que cette mutation est en branle, les personnes se sentant de plus en plus valorisées par leurs attributs virtuels - nombre d'amis, qualité des amis et des réseaux, cercles de valeurs affichées, (et éventuellement leur hache Thorpal, holy avenger, +15 contre les dieux et les nabots des enfers) - que par ces attibuts ostentatoires classiques que peuvent être le logement, la bagnole, les vêtements et la capacité de consommation. Même en entreprise, la mutation est sensible : quel décideur n'a pas désormais son profil Viadeo ? Faire partie des 5 contacts de Bill Gates, c'est la garantie d'être pris au sérieux... Plus que les stratégies pompeuses et éculées dignes du camp du drap d'or...
www.linkedin.com/in/billgates
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_du_Drap_d%27Or
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