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Après les sourires de façade et la publicité tapageuse, vient l'heure des déconfitures financières et des bilans. Déjà, en 2000, on pense qu'il n'y a pas de place pour plus de 4 FAI en France. On sait ce qu'il en est à présent...
Les acteurs de la nouvelle économie se cannibalisent à qui mieux mieux. En 2000, la "bulle" se dégonfle vite, très vite. Les entreprises se vendent au plus offrant, leurs pertes ayant rendu cette vente indispensable. Les banques ne veulent plus prêter à des entreprises ne valant plus rien en Bourse.
Toutes les introductions en Bourse se voient gelées, et c'est encore plus flagrant après Septembre 2001, le marché revient aux concepts financiers de base : il faut un retour sur investissement immédiat de 15%, le PER (Price Earning Ratio) d'une action ne devant pas être supérieur à 20, sauf exception.
Le slogan "Accédez librement aux richesses de demain" affiché sur les panneaux publicitaires de Liberty Surf prend soudain un tout autre sens. On peut toujours accéder à Internet, mais l'ère du "tout gratuit" se transforme en "tout payant". L'idée du forfait illimité, comme celui d'AOL, fait temporairement son apparition avant de disparaître aussi vite qu'elle était venue. Parmi les 150 000 nouveaux clients à son offre, AOL en dédommagera même quelques-uns pour pouvoir rompre ses contrats et éponger ses pertes.
Les forfaits d'Oreka et M6 Net disparaissent, laissant "libres" les internautes de souscrire aux forfaits "tout compris", qui proposent un quota d'heures (jusqu'à 150H/mois) pour lesquelles il est possible de surfer contre une rémunération forfaitaire. Free attaque intelligemment ce nouveau créneau et sera le roi du "tout-compris", proposant en 2001 une offre qui va rapidement le propulser en haut des classements: 50 heures pour 98 Francs, soit 15 euros.
A partir de 2003-2004, le secteur du haut-débit se consolide rapidement autour de quelques groupes. Neuf Telecom fusionne avec Cegetel, Tiscali est racheté par Telecom Italia pour devenir Alice, Noos et Numericable forment désormais un monopole, AOL intègre Neuf Cegetel, SFR investit dans Tele2 et Club Internet passe finalement dans le giron de Neuf Cegetel (l'offre de Free étant plus faible). Bref, le marché se restructure et seuls quelques groupes télécoms tirent leur épingle du jeu :