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Inscrit le: 14 Sep 2005 Messages: 277 Localisation: Charente (16)
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Posté le: Mar 02 Juin 2009 - 14:37 Sujet du message: Dans "Tonus Charente" : Le haut débit pour tous |
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Source : Tonus Charente (le magazine du Conseil Général), juin 2009
http://www.cg16.fr/fileadmin/user_upload/Pdf/Plus_infos/Magazine_tonus/2009/Tonus_71.pdf
Pour les 5700 foyers de Charente encore privés d’internet haut débit, le Département met en place des solutions alternatives. A l’été 2010, les Charentais auront ainsi tous accès au haut débit, y compris dans les zones les plus isolées.
A l’heure où Internet est devenu incontournable tant pour les particuliers que pour les entreprises, il n’est plus concevable de mettre deux heures pour télécharger un document... Or, certaines zones de Charente, parce qu’elles ne présentent pas d’intérêt commercial pour les fournisseurs d’accès à Internet, ne sont toujours pas raccordées au haut débit.
Alors que faire ? Attendre qu’Internet soit enfin considéré comme un outil de service public par l’Etat au même titre que l‘électricité au début du XXe siècle ? Ou bien tenter de réduire les inégalités, le plus rapidement possible et à un coût raisonnable compte tenu des évolutions technologiques permanentes dans ce domaine ?
L’accès à Internet ne fait absolument pas partie des compétences du Département puisque aujourd’hui il s’agit encore d’un secteur marchand. Pour autant, le Département a décidé de prendre en charge le raccordement des zones délaissées par les opérateurs privés. C’est l’objet de l’opération "haut-débit pour tous". L’objectif des élus de la Charente était de rétablir l’équité territoriale et de faire en sorte que les usagers qui n’avaient pas de connexion du tout ou une connexion très limitée (512 Kbps) bénéficient enfin d’un service performant d’au moins 2 Mbps, explique Jean-Pierre Denieul, Conseiller Général en charge des innovations. “Notre volonté est d’offrir un service à tous les usagers exclus de la société de l’information”. Le programme est ambitieux puisqu’il conceme 33 000 abonnés téléphoniques (la Charente en compte 170 000 au total), dont 5 700 qui n’ont jamais eu accès à Internet en raison de leur situation géographique. "Les technologies Wi-Fi et Wi-Max ont eté choisies car dans les zones concernées, c’est la seule facon de raccorder, pour un coût raisonnable, les 5 700 personnes laissées de côté par les opérateurs privés. Aujourd’hui, la fibre optique ne peut être amenée jusque dans les habitations reculées. En revanche, c’est une excellente solution pour toutes les autres zones et j’espère que les opérateurs privés déjà sur le marché vont bientôt y venir.”
Le problème de ces 5 700 laissés pour compte en zone “blanche” sera donc résolu au-delà des objectifs initiaux avec un débit de 4 Mbps. Pour les autres en zone "grise" qui bénéficient aujourd’hui d’un débit limité, 90% pourront améliorer très sensiblement la qualité de leur connexion. Pour leur très grande majorité, les zones concernées par ce chantier sont situées à la campagne, notamment dans le sud Charente particulièrement mal desservi. Au total, le plan haut débit coûte 4,2 millions d’euros co-financés par le Départernent, la Région Poitou-Charentes, l’Union Européenne et l’Etat.
Les technologies retenues (Wi-fi et Wimax), deux techniques de réseaux sans fil (voir lexique) permettent d’obtenir une connexion Internet via la transmission des ondes émises ou reçues par les antennes herziennes. (voir l’infographie). Près de 230 stations vont être installées à partir de septembre prochain sur des points hauts (églises, bâtiments publics, pylones, châteaux d’eau...), afin de s’adapter au mieux aux contraintes topographiques de la Charente. Facilité offerte par le Conseil Général et pas des moindres : la gratuité de l’équipement (câble, antenne, récepteur…) pour chaque nouvel abonné. "Nous ne voulions pas que le coût de l’installation soit un frein aux abonnements", poursuit Jean-Pierre Denieul. L'une des exigences portées par le Département était aussi d’obtenir un coût d’abonnement très raisonnable pour les usagers et un service après-vente performant. Chaque foyer concerné se verra proposer un Internet illimité à 33,40 euros par mois (40,39 euros s’il souhaite en plus le téléphone), par Alsatis, le fournisseur d’accès qui a remporté ce marché. Le Département vérifiera d’ailleurs la qualité du service offert par l’opérateur, qui s’est engagé à assurer le suivi de ses lignes et leur commercialisation. Les abonnés pourront également choisir un autre fournisseur. En effet, et c’était aussi une condition recherchée par le Conseil Général pour permettre la concurrence, le réseau sera accessible à tout opérateur qui souhaitera y commercialiser ses services.
A l’été 2010, tous les foyers charentais seront donc à même de profiter de l’Internet haut débit.
Lexique
ADSL : l’ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line) est une technologie permettant de faire passer de hauts debits sur les fréquences raccordant l’abonné au réseau téléphonique (boucle locale).
Boucle locale : c’est la partie d'un réseau de télécommunications située entre la prise téléphonique de l’abonné et le Central téléphonique. Elle est constituée d’une paire de fils de cuivre.
Débit : il se mesure en bits par seconde ou par ses multiples (kilobit/s-, mégabit/s-, gigabit/s-). La notion de haut débit est une notion relative, car elle est fonction de l’etat des technologies à un moment donné.
Numérique : codage en système binaire (0 ou 1) d’une information destinée à un traitement informatisé.
Wifi et Wimax : technologies de communication électronique haut débit sans fil qui permettent à l’utilisateur de bénéficier d’un accès Internet par ondes radio-électriques, grâce à des antennes hertziennes du côté de l’opérateur et du côté de l’usager. Les deux procédés se distinguent notamment par la puissance d’émission et la densité d’abonnés à collecter. Le Wimax étant plus pertinent en secteur d’habitation dense.
Principe de précaution
Beaucoup de questions sans réponse sont actuellement posées autour d’une éventuelle nocivité des ondes electromagnétiques pour la santé. Le Département a donc privilégié un dispositif répondant au principe de précaution.
Par la multiplication et la dispersion d’émetteurs de très faible puissance (1 Watt), le niveau maximal d’exposition aux ondes sera ainsi très inférieur au seuil de 0,6 volt/mètre préconisé par les experts les plus exigeants. Il faut savoir que ce seuil est lui-même 100 fois inférieur au seuil d’exposition autorisé aujourd’hui en France par la réglementation en vigueur (61 Volt/mètre). _________________ avant :
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